La jouissance au bord de la lame

L’ascenseur monte aux étages. Au ding de la porte coulissante, Scribe a déjà arraché tous les boutons de la chemise de son amant. Dos au miroir, Dam a ce sourire de contentement qu’elle lui connait si bien. De sa bouche, la jeune femme parcourt son visage, ses lèvres, son cou, son torse, son ventre. Maintenant accroupie devant lui, Scribe déboutonne son jeans pour libérer son sexe durci. Elle a juste le temps de le saisir pour l’amener à sa bouche. Un nouveau ding retentit. Dam gémit.

Scribe rit de le voir déambuler en tenue si débraillée. « Quelle chambre ? » lui a-elle demandé lorsqu’ils ont jailli de la cabine. Puis, elle l’a à nouveau plaqué au mur pour descendre jusqu’à son gland et le téter amoureusement. Il l’a laissé faire quelques minutes puis a saisi ses cheveux à pleines mains et l’a relevée pour plonger ses yeux dans les siens. « Viens ! »

Ils ne croisent personne dans les couloirs. Du reste, ils s’en seraient moqués. Les regards offusqués ou concupiscents des inconnus les aurait même amusés. La porte de la chambre se referme sur eux avec ce bruit si particulier. Comme si un nouveau monde s’ouvrait à eux. Juste pour eux.
Scribe termine rapidement de le déshabiller avant de s’éclipser dans la salle de bains. Elle ouvre tous les robinets d’eau chaude et règle le mitigeur de la douche à la température idéale.
A son retour, Dam la saisit et l’effeuille en prenant tout son temps. Ponctuant chaque geste de baisers où ses lèvres rivalisent d’agilité avec sa langue. Il s’abaisse entre ses cuisses et Scribe frissonne, les mains sur sa tête. « J’aime ton odeur, Beauté. ». Il se redresse et leurs corps se collent étroitement l’un à l’autre, comme aimantés. Dam l’entraîne vers la salle de bains. L’air y est maintenant saturé de vapeurs d’eau. Aucun des deux ne veut de lumière blanche, chirurgicale. L’applique du couloir diffuse une faible lueur qui leur suffit à mater les déliés du corps de l’autre. Ils entrent dans la cabine de douche en s’embrassant profondément. L’eau ruissèle sur leurs corps. Et Scribe s’agenouille à nouveau devant lui.
Dam ne la quitte pas des yeux. Scribe le regarde, ses lèvres entrouvertes, sa langue sortie en forme de petite coupe, prête à accueillir son jet doré. Ils se boivent du regard. Et Dam pisse. Il l’entend gémir et laper. Il vide complètement sa vessie avant de la relever pour enfoncer sa langue dans sa bouche salée. Il lèche son palais, ses dents, suce sa langue, glisse ses doigts entre ses cuisses mouillées de cyprine.

Allongée sur le dos, la tête basculée en dehors du lit Scribe regarde Dam s’approcher. Il caresse ses lèvres avec son gland charnu et prend délicatement son visage entre ses mains avant de pénétrer sa bouche de toute la longueur de son sexe. Le nez écrasé contre ses testicules, Scribe pose ses mains sur ses fesses et les écartent. Le rythme imprimé est lent et doux. Les doigts de Dam courent sur sa peau de façon délicieuse, agaçant ses tétons, glissant sur ses petites lèvres humides, branlant délicatement son clitoris. La jeune femme exhale un soupir de plaisir. Son majeur titille l’anus de Dam avant d’être aspiré goulûment. C’est à son tour de gémir à s’en mordre les lèvres.

Le plaisir sourde en eux comme des torrents dévalant la montagne, comme la lave en fusion s’expulsant du volcan. D’un coup, Dam saisit sa compagne et la retourne à plat ventre, lui intimant l’ordre de se placer à quatre pattes d’une voix rauque, la tête sur l’oreiller. Ainsi offerte, son amant peut la torturer de façon enivrante : ses doigts entrent dans son vagin pour en ressortir et se glisser dans son anus. Scribe halète encore plus. Dam la prend par les hanches et elle sent son gland tapoter contre son anus qui le réclame, impatient. En râlant de satisfaction, il s’enfonce dans l’étroit conduit, centimètre par centimètre. Scribe étouffe ses cris de plaisir dans l’oreiller. Par saccades, ses mains se cramponnent au drap. Elle gémit au bord de l’explosion. Lui, ferme les yeux, emprisonnant la vision de sa cambrure perlée de sueur. Cette image le rend fou.

Et puis, Dam se recule pour la retourner et l’allonger sur le dos. Il s’aplatit sur elle, écarte ses cuisses et glisse lentement dans son vagin jusqu’à ce que ses testicules touchent ses fesses. Leurs bouches papillonnent l’une contre l’autre, énervantes au possible. Leurs langues se lèchent. Dam ne donne plus aucun coup de reins. Il fixe Scribe droit dans les yeux, lui sourit, mordille ses lèvres gonflées, lèche ses joues rosies et brûlantes, revient à sa bouche si accueillante. Ses gémissements deviennent une litanie de plaisir. Quand elle fait mine de bouger, ses yeux s’écarquillent, étonnés. Dam pèse de tout son poids sur elle, la pénètre encore plus profondément, sa bouche emprisonnant son cri : il a piqué la pointe d’un couteau contre son flanc droit, à une dizaine de centimètres de la rondeur de sa hanche. Le cœur de Scribe frappe plus fort sa poitrine.
« Monte-là jusqu’à ma bouche si tu oses » le défie-t-elle dans un murmure. « Tends ta langue ! Tends ta langue… Regarde-moi… » Scribe savoure pleinement leurs yeux qui se dévorent et le sexe de Dam qui la poignarde. Doucement. Profondément. Les ongles de Scribe s’enfoncent dans ses fesses. La lame a changé de main, de l’autre, Dam emprisonne son cou. « Salaud. Salaud. Regarde-moi… Regarde-moi… J’en pleure d’extase. Ohhhh… Coule en moi… Coule en moi et baise ma bouche… » Ses mots le tue. Définitivement. Alors il baise sa bouche et jouit… jouit… jouit.

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