Festival d’Ile de France du 4 sept au 11 octobre 2009
Dans le cadre du Festival d’Ile de France qui se déroulera du 4 septembre au 11 octobre 2009 à Paris et en région francilienne, quelques dates à retenir :
Hommage à Klaus Nomi
Lundi 28 septembre à 20h30, Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10ème
Desperate Singers - Hommage à Klaus Nomi
Ensemble Télémaque
Alain Aubin, contre-ténor ; Brigitte Peyré, soprano ; Jean-Bernard Rière, contrebasse / Raoul Lay, direction / Olivier Pauls, mise en scène
Desperate singers [Oratorio burlesque et tragique] / Henry Purcell, Cold Song, extrait de l’Opéra King Arthur (1691) / Eugène Kurtz, La dernière contrebasse à Las Vegas (1974) / Olga Neuwirth, Five daily miniatures (1994), Hommage à Klaus Nomi (1998) / Luciano Berio, Air (1969), Sequenza III (1966) / Murray Schafer, Requiems for the party girl (1966)
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La musique contemporaine à la recherche des identités : le thème de la transgression habite le concert de l’Ensemble Télémaque dirigé par Raoul Lay. La soirée s’ouvre avec La dernière contrebasse à Las Vegas, qui est assurément la pièce la plus connue de son auteur, le compositeur américain Eugène Kurtz. Composée en 1974, cette partition, écrite à l’origine pour le couple formé par Bertramet Nancy Turetzky, confronte une contrebasse et une récitante, interprétée par un homme qui se prend pour une femme. Place ensuite à deux oeuvres de la compositrice autrichienne Olga Neuwirth, dont le radicalisme musical est proche de celui, littéraire, de sa compatriote romancière Elfriede Jelinek. Five dailyminiatures, écrites pour contre-ténor (ici Alain Aubin), clarinette basse, violon, violoncelle et piano, consistent en une succession de cinq courtes pièces sans rapport entre elles, si ce n’est un goût prononcé pour l’ironie et l’absurde. L’effectif instrumental de la pièce Hommage à Klaus Nomi est pour le moins détonnant : synthétiseurs, percussions, guitare électrique… Il faut dire que la compositrice commémore l’un des artistes les plus expérimentaux du siècle dernier, à la voix de contre-ténor, mort des suites du sida en 1983. Son style musical oscillait allégrement entre le baroque, la pop et le cabaret, aussi inclassable que ne l’est l’esthétique d’Olga Neuwirth ! De Luciano Berio, l’ensemble Télémaque donne à entendre Air, extrait de « Opéra », composé entre 1969 et 1970, mais surtout la Sequenza III pour voix de femme (ici Brigitte Peyré), qui a tout simplement révolutionné l’écriture vocale. Berio y révèle notamment le potentiel musical des différents effets vocaux du rire (éclat, gloussement ou encore ricanement). Le concert s’achève avec Requiems for the party girl du compositeur canadien Raymond Murray Schafer.
AUTOUR DU CONCERT
Table ronde : Le genre ou le rôle social des sexes
Atelier d’orchestre avec Raoul Lay
INFOS PRATIQUES
Tarif plein 22€ / tarifs réduits 18 € et 16 €
Navette depuis Paris
Informations et réservations : 01 58 71 01 01
Samedi 3 octobre à 20h / Le Plan, Ris-Orangis, Essonne
Mercredi 7, Jeudi 8, Vendredi 9 et Samedi 10 octobre à 20h / La Cigale, Paris 18e
Factory est un lieu d’expérimentations des musiques émergentes. Depuis 1999, Factory s’attache à explorer les nouvelles tendances des musiques actuelles en regard avec les artistes et courants fondateurs sous la forme de rencontres ou de créations.
Cette année à la Cigale, quatre DJs seront également à l’affiche ou plus exactement quatre « connectionneurs » ou passeurs de musique invétérés :
Shalom, ancien compagnon de route de Julien Lourau ou de Mathieu Chedid, producteur remarqué par ses nombreuses collaborations dans les milieux de la danse contemporaine, du théâtre ou du cinémix, invite la vidéaste Susie One.
Rémy Kolpa Kopul, une des grandes voix de Radio Nova et mémoire vivante des musiques actuelles et traditionnelles.
Damage, dj pionnier du hip-hop en France aux côtés de Dee Nasty. Membre du groupe hip-hop instrumental Jazz Liberatorz.
Morpheus, véritable bible du remix et ancien chanteur du groupe culte Minimal Compact.
Samedi 3 octobre à 20h - Le plan, Ris-Orangis
A Certain Ratio (UK)
La venue de A Certain Ratio est un évènement. Ce groupe rare et culte de la fin des années 70 marqué par l’électronique de Kraftwerk, la dynamique de Wire et par le funk halluciné de George Clinton, a influencé de très nombreux groupes d’aujourd’hui dont les américains de LCD Sound System. Leur premier manager fut le regretté Tony Wilson, fondateur et initiateur de l’aventure Factory Records à Manchester, dont on célèbre cette année le trentième anniversaire.
Mercredi 7 octobre à 20h - La Cigale, Paris
Julien Lourau Quartet « Saïgon » invite David Lynx et Patricia de Assis (FR/BEL/BRA)
Rockingchair (FR)
Warm-up : DJ Shalom et Susie One (FR) : installation musique et cinéma muet
Le jazz ne cesse de se renouveler. Ce soir, nous retrouvons Julien Lourau et DJ Shalom, 10 ans jour pour jour après leur premier passage à Factory.
Julien Lourau, après 15 ans de rencontres et de confrontations en tous genres, de la house à la musique cubaine, revient à un jazz plus traditionnel et plus puissant soutenu par une rythmique franco-américaine. Ce nouveau quartet baptisé Saïgon est né de la rencontre avec le pianiste Laurent Coq au Viet-Nam. Il invite la voix sensuelle de la brésilienne Patricia de Assis, et l’une des plus belles voix masculines d’Europe, celle du belge David Lynx. Rockingchair aborde le jazz différemment, comme un groupe au sens rock du terme.
Leurs thèmes sont à la fois complexes et mélodiques. Lauréat des Djangos d’or 2008 catégorie jeunes talents.
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Jeudi 8 octobre à 20h - La Cigale, Paris
“THE STORY OF A SAD LOVING MAN”
Création Originale : musique et textes de Spleen
Avec Spleen, Hugh Coltman, Yael Naim, David Donatien, Cécile Cassel & guests
Mocky Live (CAN)
Warm-up : DJ RKK (FR)
Le multi-instrumentiste canadien Mocky nous renvoie aujourd’hui avec beaucoup d’humour à Burt Bacharach ou à Lalo Schiffrin, mais aussi aux Puppetmastaz ou encore avec Teki Latex. La ressemblance avec Spleen est saisissante tant dans cet aspect polymorphe que dans cette nécessité à se constituer une famille d’artistes autour de lui. Ce soir, Spleen présentera sa toute première création, un opéra-rock. Cet acteur et chanteur aux multiples langages et fortement engagé nous plongera avec émotion dans l’histoire d’un jeune homme noir et français confronté à l’enfermement carcéral et à la peine de mort aux Etats-Unis. Avec les participations de Yael Naim, David Donatien, Hugh Coltman, la comédienne Cécile Cassel et d’un invité surprise…
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Vendredi 9 octobre à 20h - La Cigale, Paris
Tony Allen (NIG) vs. General Elektriks (FR) vs. The Migghty Underdogs (USA)
Warm-up : DJ Damage (FR)
Le super-groupe de hip-hop West-coast The Mighty Underdogs se délecte dans le visionnage de films japonais, de monstres ou de
westerns spaghetti. Mais c’est surtout dans son talent à inviter des musiciens comme les General Elecktriks, sur disque comme sur
scène, que ce groupe se différencie des autres groupes de hip-hop américains. Notre collectionneur national de clavier vintage HV
Salters des General Elektriks, exilé à San Francisco, convoquera sur scène, pour un soir, cette alternative réjouissante au gangstarap
ainsi que l’orchestre du créateur de l’afro-beat Tony Allen pour un final explosif.
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Samedi 10 octobre à 20h - La Cigale, Paris
« Rinôçerôse » & Electronic Shadow (FR)
Battant (UK)
Warm-up : DJ Morpheus (ISR)
A la fois gracile et près de l’os, Battant est un trio rock à la noirceur contagieuse. “J’aime les films de Tim Burton et de David Lynch, la poésie et la peinture surréaliste”, confie Chloé Raunet, chanteuse anglophone du trio rock-électro Battant. “Enfant, j’ai grandi au Canada, où j’aimais passer de longues journées dans la forêt. Ces promenades me procuraient à la fois un sentiment de terreur et d’émerveillement. Quand j’écris, je me replonge dans cet état fantasmagorique. N’y voyez pas de significations particulières…” On ne prendra certes pas à la lettre ses chansons, où il est question d’une femme sans tête, d’un prêtre violeur de petite filles, d’un boucher tueur en série… Live, la chanteuse dégage un magnétisme rare. Bien connus de la planète électro, Ivan Smagghe et Tim Paris ont peaufiné le son de Battant. La formation sera, à n’en pas douter, l’un des moments forts de Factory. Rinôçerôse et Electronic Shadow dessinent un futur pour les concerts. Assistez à la passionnante rencontre entre le duo d’Electronic Shadow, fabriquants talentueux d’images et d’installations renversantes, et les montpelliérains de « rinôçérôse », adeptes d’un electro-rock puissant.
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AUTOUR DES CONCERTS
Projection/débat : Du punk à la techno, les 30 ans du label Factory
Masterclass avec Tony Allen
Ateliers de création musicale avec Dj Shalom
INFOS PRATIQUES
Le Plan, Ris Orangis : Tarif plein 22€ / tarifs réduits 18€ et 16€
La Cigale : Tarif plein 22€ / tarifs réduits 18€ et 16€
Informations et réservations : 01 58 71 01 01
A Certain Ratio : en coréalisation avec Le Plan
Spleen : création réalisée en collaboration avec le Centre Musical Fleury Goutte d’Or - Barbara
Le grand retour de la diva du rock et icône du punk
Dimanche 11 octobre à 17h, La Cigale, Paris
Concert rock, nouvelles chansons et « Best of 30 years » My Way, New York New York, African Reggae, Ave Maria…
Diva surréaliste à la voix incontrôlable, capable de passer d’un grognement envoûtant à un hurlement strident en une fraction de seconde, Nina Hagen a, depuis longtemps, dépassé le simple statut de chanteuse, l’icône punk est un personnage d’opéra rock hors du commun. Ses facéties, ses goûts pour les costumes et la comédie ont nourri toute une génération de chanteuses rock qui, dans l’excès, n’ont jamais réussi à égaler la grande prêtresse.
Née à Berlin en 1955, enfant, elle rêve d’être comédienne comme sa mère, mais c’est en chantant Janis Joplin et Tina Turner qu’elle découvre sa voie. L’école n’a pas su la retenir, à 16 ans, elle vogue entre la Pologne et Berlin-Est jusqu’à ce que son beau-père, le chanteur Wolf Biermann, soit privé de sa nationalité. Toute la famille s’installe alors à l’Ouest et elle, qui veut découvrir de nouveaux horizons, part à Londres. L’excitation de la musicienne, déjà aguerrie à la scène grâce au travail avec ses deux premiers groupes : Automobil et Fritzens Dampferband, y rencontre celle du mouvement punk, ainsi que l’incroyable force des rythmes reggae. De retour au pays, elle enregistre son premier album Nina Hagen Band. Et c’est le son jamaïcain qui lui offre son premier succès international avec la chanson « African Reggae » sur l’album Unbehagen. Malgré la célébrité, torturée par des questionnements profonds, Nina Hagen cherche un équilibre à son identité complexe. La cantatrice grimaçante et outrancière devient bouddhiste, travaille les chants de gorge tibétains et se passionne pour la vie extra-terrestre. Ses albums sont autant de témoignages de ses expériences : NunSexMonkRock, Angstlos, Nina Hagen In Ekstase ou encore Om Namah Shivay, un disque uniquement dédié au chant indien. Qu’elle enregistre L’Opéra de quat’sous ou des standards de la chanson populaire allemande des années 30, son exceptionnel talent défie les genres. En 2009, de retour à ses premiers amours, la diva n’a pas fini de faire parler d’elle.
Sur scène : Nina Hagen est accompagnée de Warner Poland, guitare; Marcellus Puhlmann, batterie; Micheal Ryan, basse; Fred Sauer, clavier
INFOS PRATIQUES
Tarif plein 26 € / tarifs réduits 23 € et 21 €
Informations et réservations : 01 58 71 01 01













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