La fessée

Han ! Les coups volent, violents. Elle avait bien tenté de le gifler mais il avait bloqué ses poignets. Alors elle avait serré les poings et frappé.
Ça fait mal. Elle veut lui faire mal. Elle veut qu’il ait mal autant qu’elle a mal.
– Je te déteste ! Putain, je te déteste !
– Et moi, j’adore tes pommettes rouges et tes yeux furax.
Scribe s’en prend maintenant à ses fringues. Elle arrache les boutons de sa chemise, tente de… Dam la saisit à bras le corps et la projette sur le lit. Il s’abat sur elle de tout son poids en lui maintenant les poignets à hauteur des épaules.
– Un vrai chat sauvage. Tu ne paies rien pour attendre.
– Je te hais !
La jeune femme tente encore de se débattre et quand il approche son visage du sien, elle crache. Il lèche le jet de salive en souriant et s’approche à nouveau jusqu’à sa bouche. Elle le mord. Salement. Il sourit toujours en suçant sa lèvre abîmée.
– Garce !
– Salaud !
D’un coup, il se redresse et la retourne. Scribe s’agite tel un beau diable et cherche à lui échapper. Dam lui maintient les bras derrière le dos et retrousse sa robe jusqu’à la taille.
– J’aime ton cul potelé. Ce porte-jarretelles rouge et ces bas noirs… Hmmm.
– Tu sais ce qu’il te dit mon cul, lui répond-elle d’un ton rageur.
– Oh que oui !
Dam l’attire au bord du lit sans ménagement, réussit à s’asseoir et la bascule à plat ventre sur ses genoux. Sans lui lâcher les poignets, il lève la main et l’abat sur sa chair nue.
– Salaud !
– Oui.
– Salaud !
– Continue…
La fessée strie ses fesses blanches de traces de doigts. Pan ! Pan ! Pan ! Les claques tombent. Rapides. Féroces. Plus Scribe remue, plus Dam redouble ses frappes. Ça brûle. Elle crie. Il frappe encore. Elle pleure. Il frappe toujours. Elle l’insulte. Il frappe, frappe, frappe. Elle gémit. Elle mouille. Dam pose sa main sur son cul rouge écarlate. C’est chaud. Sa main a laissé des boursouflures qu’il frôle lentement, doucement. Ses caresses vont du haut de ses reins à la couture de ses bas. Scribe ne bouge plus mais il ne lâche pas pour autant ses poignets. Dans un cliquètement de métal, il détache sa ceinture.
– Non ! S’il te plaît, non…
– Tu n’es pas en position de décider quoi que ce soit, beauté.
Alors qu’elle croit que Dam va se servir de sa ceinture pour terminer la punition, il entoure simplement ses poignets.
– Je te déteste ! balance-t-elle dans un dernier sursaut de colère.
– Et moi, je te hais.
Les deux mains de son amant s’en donnent à cœur joie. Les caresses deviennent plus précises. Dam l’installe doucement à plat ventre, tout au bord du lit, jambes pendantes. Il attrape un oreiller et le place sous elle de façon à placer son cul plus en évidence.
– Ça mériterait une photo…
Un léger courant d’air la fait frissonner. Scribe le sent qui se déplace. Elle entend son pantalon glisser au sol et sursaute quand ses mains se posent à nouveau sur elle. Ses doigts la fouillent, engluant de mouille toute sa fente, jusqu’à l’anus qu’il barbouille allégrement. Et d’un coup de reins, il s’enfonce en elle. Profond. Scribe étouffe son cri dans les draps froissés. Dam saisit à pleines mains ses cheveux et cherche sa bouche. Ils s’embrassent violemment, assoiffés.
– Dis-le…
– Toi-même !
– Dis-le…
– Jamais !
– Dis-le…
Et sa bouche bouffe son aveu.

copyright Aeric Meredith-Goujon

copyright Aeric Meredith-Goujon

2 Commentaires
  • e.

    janvier 17, 2010 at 7:46 Répondre

    C’est chaud…très belles griffes !!!

  • Macha

    mars 6, 2010 at 7:16 Répondre

    Mes félicitations. Chez vous un blog très intéressant! J’aimais beaucoup 😉

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