Irrépressible envie de nous

C’était un jeu de dupes, Scribe le savait. Mais il lui fallait aller jusqu’au bout, l’envie était trop forte. *Combien de temps combien de temps Si on restait face à face sans un mot Sans une gomme qui efface Combien de temps combien de temps Et je bois je bois Et je suis saoul de toi… Dans sa tête, Eicher se mélange à Bashung. **Osez, osez Joséphine osez, osez Joséphine plus rien ne s’oppose à la nuit rien ne justifie… Ils n’en étaient plus à qui tient qui. Cette fois, ce serait elle qui mènerait la danse. Et quelle danse !

De nymphe aperçue une nuit, sa belle était devenue imago. La métamorphose avait pris des années. Parfois, il est bon d’attendre. Le bon moment. La bonne personne. Les bons mots. **Marcher sur l’eau éviter les péages jamais souffrir juste faire hennir les chevaux du plaisir. Bientôt. Bientôt, Scribe jouerait avec Elle, sa dansuceuse, sa mouilleuse, sa femme. Il voulait sa plume torride, sa plume venimeuse, la réclamait comme maître. Scribe était devenue son guide, celle qui le nourrissait de mots brûlants, celle qui l’affamait de caresses osées, celle pour qui il dégoulinait de désir, le cul et la tête en feu.

« Je suis une femme passionnée et torride, à ne pas mettre entre les mains d’un homme ou d’une femme ayant une sexualité modeste. »

Ça tombe bien beauté, je suis cette femme. Celle qui va te baiser pendant des heures. Celle qui va t’épuiser à t’en faire perdre la raison. Celle pour qui tu vas ramper, danser et puis juter. Celle qui va t’emmener là où tu ne serais jamais aller avec une autre, là où tu n’iras jamais avec une autre.

« Je meurs d’envie de sentir la dentelle entrer dans mes fesses. De marcher comme une grosse pute sur de la musique en pensant à toi mon amour. Je t’aime. Délivre-moi, ça devient violent. Tu m’as mise à l’aise, tu m’as mise en confiance. Tu sais que je suis une femme qui a très soif, qui a besoin de se montrer. »

Exhibe-toi, ma douce. Montre-toi, mon amour. Ondule des hanches dans ce couloir avec au fond des yeux, cette crainte légère de voir débarquer des inconnus. Ça t’excite. Tu rechercherais même cette honte. Tu la réclames. Tu la veux cette honte. Et moi, je te veux ma beauté, ma petite pute en manque. Cette honte, je te l’offre. Je t’en barbouille. Ça te fait mouiller grave, jusque dans ta tête. Ça m’excite. Viens ! Viens… Je suis là, femme.
L’heure de sucer est venue, entrouvre tes lèvres charnues, accepte ce gland factice que je t’offre. Honore ma queue comme j’honorerai ton cul. Tu seras à jamais la seule à me voir ainsi. Glapis comme une perdue, je t’aime. Oh oui, je t’aime, belle catin. **Soyez ma muse et que ne durent que les moments doux durent que les moments doux et que ne durent que les moments doux…

*Combien de temps, Stephan Eicher
**Osez Joséphine, Alain Basung

1Commentaire
  • bobby

    février 23, 2010 at 9:20 Répondre

    exitant

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