Nuit badine

Copyright Daniel Nguyen

A Elle qui n’existe que pour moi…

Je pourrais… Oui, je pourrais. Je pourrais t’écrire comme Elli chante. Ça te couperait le souffle, ça te cognerait bas. Moi aussi je suis fière de toi comme une pute de son mac.
Tu m’appelles mon amour et j’en perds mon souffle. Je t’appelle mon amour, ma beauté, ma petite pute et c’est toi qui te pâme. Soulève-moi… Oh oui, soulève-moi. Encore. Encore. Encore !
J’ai envie qu’en nous voyant nous aimer jusqu’à la dévore-anse, les dieux et les anges deviennent pédés comme des focs, gonflés à bloc. Qu’ils explosent !
Je voudrais… Je voudrais que tu tombes à genoux. Que tu m’attaques de tes suppliques. Que tu pleures d’envie. Que tu mouilles ta petite culotte en dentelles. Celle que tu exhibes. Celle que tu écartes pour que mes pupilles se dilatent et mes lèvres s’entrouvrent. Rouge écarlate.
Et je regarde les tiennes qui me sourient, si pulpeuses, si provocantes… Tu danses les mains dans tes cheveux décoiffés, la bouche écarlate et les ongles de laque. Alors, je veux te cracher dans la bouche. Ta bouche à pipes. Ta bouche suceuse. Celle que les mâles ne voient pas encore.
Tu me dis mon amour et c’est un coup dans mon cœur. Un Bang bite-nique.
Tu me dis je suis là et je te fais attendre. Languir. Oh supplie-moi… Oh pleure de là, petite pute en manque…
Embrasse le sol sous mes pas et je te couche dans la boue.
Embrasse mes chevilles et je te claque les fesses à en outrer les Madones.
Gode save the Queen of the Whores ! Et tu l’aimes, mon gode.
Tu veux tout de moi, les caresses et les claques. Tu déverses sur moi tes fantasmes les plus fous et tes rêves les plus crus. J’en crève de plaisir. Pour moi, tu es toutes les femmes et aucune d’entre elles. Tu es LA femme, celle que j’ai créée, la mienne. Celle qui en a.
« Cogne-moi : les mots que tu me dis me cognent bas. »
Mon ventre crie famine. Alors… Viens ! Je te prendrai dans ma toile aux fils de rouge argent et tu te laisseras faire car, toi aussi, de moi, tu crèves. Tu crèves, le ventre palpitant, le cœur dégoulinant, soumise insoumise. Et c’est moi qui en ai.
Qu’importe nos sexes ! Je te veux aussi nue que je suis nu devant toi. Balance-toi !
Laisse-moi te prendre à mon Jeu, toi qui me guides vers Toi. Je t’attacherai de mes mots brûlants que tu réclames tant. « Je te couvrirai de pétales de roses ». Je t’harnacherai de l’or de mes silences.
Oh tu me dis mon amour et ça me coupe le souffle.
De la pointe de ma badine, c’est une promesse, je te marquerai tu m’appartiens au creux des reins. Là-bas, dans cette chambre aux senteurs de voyages infinis, dans notre domaine caché. Là où cela fleure bon la vanille et le patchouli, le jasmin et la rose. Là où le strip-tease est de mise aussi bien que les bas. Là où les tentures cernent un lit de reines, où les retrouvailles se jouent des battements de cils et des loups qui s’égarent.
Je sors tout juste de ma réserve, réjouis-toi mon cœur, je suis toi.

Texte librement inspiré de la chanson Soulève-moi, Elli Medeiros/Medeiros-Tikovoï-Daho

 

 

 

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Cali Rise

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