Deux albums sinon rien ! Standing on the Rooftop et Fort Rêveur, à écouter en boucle !

Standing on the Rooftop de Madeleine Peyroux

 

Connue pour ses talents d’interprète, Madeleine Peyroux, avait déjà relevé le défi d’écrire la totalité d’un album en 2009, Bare Bones. Avec Standing on the Rooftop, Peyroux s’est aventuré plus loin, vers de nouvelles sonorités, hors de sa combinaison habituelle voix/guitare qu’elle enregistrait depuis toujours.

 

L’album s’ouvre sur le titre qui a donné son nom à l’album, Standing on the Rooftop et, de suite, on entend un arrangement harmoniquement plus riche, un rythme hypnotique où le temps pris par Madeleine pour passer d’une phrase à l’autre ressort comme une évolution naturelle.

L’artiste, qui a passé une grande partie de 2010 à la composition et a trouvé l’exercice plus facile que la fois précédente, raconte : « J’avais l’impression que Bare Bones était un coup d’essai. Je savais avec précision ce que je voulais dire mais je n’étais pas toujours sûre de parvenir à me faire comprendre. Je pense qu’avec ces nouvelles chansons, j’ai fait particulièrement attention à la simplicité de l’écriture. » Et pour la première fois, Madeleine a même osé remettre en question ses méthodes de travail : « Pour Fickle Dove, j’ai commencé par la musique et non par les paroles. »

 

Pour cet album, Madeleine Peyroux a composé avec d’autres artistes, notamment Bill Wyman, ex-bassiste des Rolling Stones. Sont nés deux titres : le très funky The kind you can’t afford et le doux, Leaving home again.

Outre ses compositions, Peyroux a repris quelques chansons comme Martha my dear des Beatles (au banjo, miam !), Love in vain de Robert Johnson et la nostalgique I threw it all away de Dylan.

C’est entourée de Christopher Bruce (guitare), Charley Drayton (batterie), John Kirby (claviers), Me’selle Ndegeocello (basse), Glenne Patscha (clavier), Mauro Refosco (percussions), Marc Ribot (guitare), Jenney Scheinman (violon), Allen Toussaint (piano) et Patrick Warren (claviers) que Madeleine, alliée au producteur Street, a pu concrétiser son rêve : « J’éprouvais le désir d’explorer et de voir jusqu’où je pouvais emmener ces chansons. J’espérais faire, au niveau sonore, quelque chose d’assez innovant. »

 

Sans aucun doute, OUI, Madeleine, je le crie : tu as réussi !

 

Mary Ellen Park copyright

Mary Ellen Park copyright

 

Mes préférences :

 

Standing On The Rooftop (hypnotique)

The Party Ought To Be Coming Soon (magique)

Don’t Pick A Fight With A Poet

Fickle Dove (envoûtant)

Things I’ve Seen Today

Ophélie

 

Standing On The Rooftop, Madeleine Peyroux, Universal et Music Classic & Jazz

 

Site officiel français de Madeleine Peyroux

 

 

FORT REVEUR de CharlElie

 

Que dire de FORT REVEUR si ce n’est que la longue attente s’est terminée par un total plaisir, voire un plaisir total ?

Cinq ans après NEW YOR-CŒUR, voici enfin L’Album.

 

CharlElie a lâché ses pinceaux ou son appareil photo pour livrer 13 titres où se mélangent intimement les bruits bruts de New York, sa voix inimitable, le rock, ses doutes et ses convictions. Pour cela, il a su s’entourer des hommes aux couleurs épicées pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure, tel que le producteur Sean Flora (Madness, Gossip ou encore Franz Ferdinand), Karim Attoumane (electic guitar) ou encore Nicolas Repac (drums prog and all other instruments).

 

FORT REVEUR commence par Les statuts de ma liberté (« Etre son antithèse, son contestataire Chercher à être tout, autant que son contraire S’imposer à soi-même, c’qu’on supporterait pas d’autrui S’inventer le meilleur, fantasme et utopie… Même si chaque jour, on en paie le prix Même si pour son amour, on peut faire des folies, Coûte que coûte, je continue, Moi, de ma Liberté, j’ai signé les statuts »), pour se poursuivre par Ta phosphorescence (« … Mais quand tu danses, en transparence, en transcendance S’allume en toi une lumière intérieure, c’est ta phosphorescence »), Les Ours blancs (« Tant de poussière dans la lumière, tant de nitrates dans les rivières, Tant de poissons sortis de la mer, tant de fruits en hiver, Tant de containeurs sur le quai, tant de richesses accumulées Tant d’opinions manipulées, tant de charges à supporter »), Le Phénix (« … Derrière la palissade y a les grues, les engins ils s’affairent à refaire sur la place de l’enfer J’entends encore le bruit, le chaos et les cris de l’écroulement du monde ici à Ground Zero C’était un onze septembre qui a tout déclenché effondrement d’un monde en perdition, Maintenant faut reconstruire quelque chose de nouveau et à l’image du Phénix qui fut l’Elu des ruines »), Les gestes gratuits, La vie facile, Si légère, Quelqu’un en moi (« Ya quelqu’un à l’intérieur de moi Quelqu’un que je ne connais pas C’est lui qui parle à ma place, il dit des mots que je ne dirais pas Je le vois faire des grimaces et d’autres trucs qui me dépassent Ya quelqu’un à l’intérieur de moi Quelqu’un que je ne connais pas Parfois, j’avoue je comprends pas certains de mes comportements Je sais que c’est de lui qu’il s’agit, il est si différent. Il bouffe, il boit bien plus que moi C’est lui qui pète comme un roi Comme un diable sort de sa boîte J’entends son rire qui éclate »), Peintures de guerre, Faire com, Born Again (I would try) (« If I had a chance to be someone else Sure I would try To be borna gain Yes borna gain, (I would try)), 58th Street – NYC (« Dans le vent les ondes se confondent, sous le ciel bleu en transparence J’écoute que coûte la rumeur, mélange de stress et d’insouciance Vibrations dans l’air en fusion, c’est une étrange orchestration ») et Entre les lignes (« Parfois je hais ce que je suis Devenu Parfois je suis ce que tu es, Je te suis pas à pas dans l’absolu Mot à mot à la lettre Avant de disparaître Entre les lignes que le temps efface »).

 

A noter que le titre fantôme est une version au piano de Summertime de Gershwin.

 

Le conditionnement de l’album est aussi à retenir : pochette façon 33 tours, affiche de concerts, clichés photographiques signés CharlElie, Marc Dubord, Pacôme Vexlard & Ken Webb, ainsi que les textes des chansons.

 

FORT REVEUR, un album où l’on retrouve l’Artiste multiste, mutin et ambigu. Chapeau bas, le Poète, et encore mille mercis pour exister, tout simplement.

 

Mes préférences :

 

Ta phosphorescence Réalisation du vidéo-clip Rod le Hiboo et Ken Webb Montage Ken Webb

Le Phénix

Quelqu’un en moi

Les ours blancs

 

FORT REVEUR, CharlElie, EMI

Le site de CharlElie

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