JUSTIN CASE : LE JUSTICIER MILLIONNAIRE EST ARRIVÉ !

Jean-Luc Bizien est l’auteur de nombreux romans catalogués dans divers genres littéraires parus chez différents éditeurs (comme, par exemple, la série La cour des miracles aux éditions 10-18, La trilogie des ténèbres aux éditions du Toucan et plus de 40 titres aux éditions Gründ).

Les aventures de son nouveau personnage, JUSTIN CASE, sont destinées à être lues dès l’âge de 12 ans et contiennent des cahiers de jeux en couleurs.

Extrait choisi de TERMINUS NEW YORK CITY #01

Prologue

Lamar Dawson se réveilla en sursaut. Comme toutes les nuits depuis son incarcération, il se redressa sur son lit, balayant le drap d’un brusque revers de la main. Il demeura hébété, les yeux ronds, la bouche ouverte sur un cri muet. L’espace d’un instant, il chercha de tous côtés. Où était-il ? Chez lui ? Dans une chambre d’hôtel ? Il tâta le lit, découvrit la couche froide et dure. Sa femme n’était pas à ses côtés…
Il n’était pas à la maison.
Quand la réalité d’imposa, il eut l’impression qu’une chape de plomb lui alourdissait les épaules. Les battements de son cœur accélérèrent la cadence. Lamar libéra un gémissement de bête traquée.
La pièce était plongée dans la pénombre.
Seule une veilleuse, fixée dans le mur au-dessus de la porte, jetait une clarté blafarde dans la cellule. Lamar passa une main fébrile sur son visage et la ramena poissée d’une sueur âcre. Il étouffa le sanglot qui lui compressait la poitrine et s’efforça au calme.
«  C’est un cauchemar, ne cessait-il de se répéter. Un simple cauchemar. Quand je me réveillerai, la vie reprendra son cours. Je serai libre. J’aurai mon travail, ma maison. Ma famille. »
A la seule évocation des siens, il fut submergé par l’émotion et retomba sur le lit, déclenchant les grincements des ressorts hors d’âge.
Le détenu resta un instant immobile, recroquevillé en position fœtale, incapable d’ordonner ses pensées. Il se remémorait les conseils de June, son épouse : «  Tu n’es plus le voyou que j’ai connu, le sermonnait-elle. Terminés, les petits délits. Tu as trouvé un vrai travail, tu es un père de famille honorable aujourd’hui et je ne peux que t’en féliciter. Je suis si fière de toi… »
Soudain, l’œilleton s’ouvrit dans la porte de métal.
Lamar fixa l’œil qui scrutait les ténèbres, sa pupille monstrueusement déformée par la lentille de verre. Le cercle de fer obstruant l’ouverture retomba bientôt et la cellule fut avalée par les ténèbres.

Résumé

Condamné à mort pour un double meurtre, Lamar Dawson a toujours clamé son innocence. Alors qu’il attend son exécution dans le couloir de la mort, son avocat lui apporte une carte de visite où seul un prénom et un nom apparaissent en lettres capitales : JUSTIN CASE. Peut-il espérer un miracle ?

Avis

HELENA CARTER-LEE COPYRIGHT ERIC BIZIEN

L’histoire du premier tome comme son titre l’indique se déroule à New York, la deuxième se passe au Mont Saint-Michel. Cette collection prévoit de nombreuses destinations à travers le monde entier. D’ores et déjà, l’Egypte et la Chine sont programmées. 
Bien que les opus soient destinés aux dix/douze ans, leur lecture n’est pas interdite aux plus grands ni aux adultes. Parents ou pas.
Les deux cahiers de jeux inclus dans chaque ouvrage invitent le lecteur qui le souhaite à mener l’enquête aux côtés de Justin Case.

« Moi, je lirais du roman-jeu pour des dix-douze ans alors que j’ai toujours fui ce genre de livre ? Faut pas déconner ! J’ai d’autres livres à me mettre sous les yeux !… Mais Jean-Luc Bizien en auteur pour préados, je suis curieuse. Alors je vais tenter. » ai-je pensé. Avant.

J’ai lu TERMINUS NEW YORK CITY d’une traite, en dédaignant les jeux.
Ben quoi ? Quand je lis, je lis.
Moins complexe que celle d’un roman pour adultes, l’intrigue n’en est pas pour autant simpliste. Les quelques notes de bas de page relèvent d’un choix judicieux et instruiront les enfants. Rien d’anormal, donc. Aucun mensonge sur la marchandise.
Pour m’amuser, une fois ma lecture terminée, j’ai tenté de résoudre une ou deux énigmes.
Y a un problème ? Je n’ai pas respecté le mode d’emploi ? N’à faire, c’est mon Justin Case d’à moi ! Déjà qu’on voulait me l’emprunter pour le lire alors que je venais juste de l’entamer !
Et donc ? Mon avis.

MATTHEW SLIDES COPYRIGHT ERIC BIZIEN

TERMINUS NEW YORK CITY est écrit comme une série policière actuelle, très visuelle, très rythmée. Le suspense est maintenu jusqu’à la dernière page.
Jean-Luc Bizien a su créer de nouveaux personnages hauts en couleur qui « tiennent la route » et s’étoffent au fil des pages.
Tout d’abord, le principal, JUSTIN CASE. Né dans les années 80, il est devenu milliardaire en même temps qu’orphelin. Depuis, il recherche le ou les véritables coupables de la mort de ses parents tout en aidant les personnes condamnées à tort à prouver leur innocence. Dans le monde entier.
Pour rouvrir des dossiers dérangeants, JUSTIN CASE a su s’entourer de spécialistes : Helena Carter-Lee – combattante redoutable, adepte des arts martiaux, elle est aussi pilote d’hélicoptère et chauffeur de la Maserati Quattroporte -, Sonny Noland surnommé Sonny Boy – ce hacker cloué dans un fauteuil roulant est capable de pénétrer n’importe quel système informatique – et Matthew Slides – ancien avocat d’affaires du père de Justin, il se balade dans les rues de New York sans jamais se séparer de sa canne-épée dont le pommeau représente une tête de mort.
AUCUNE HÉSITATION À AVOIR, ÇA SE DÉVORE.
Et c’est bien là que le bât blesse : c’est beaucoup trop court !
Il est vrai que, je me répète, je n’ai plus dix ans. Ni douze. Mais, Monsieur Jean-Luc Bizien, si vous pouviez écrire un roman pour grandes personnes où figurent Slides et ses comparses, avec un JUSTIN CASE un peu plus… vieux, je suis preneuse. Genre quadra, quoi.

Sinon, TERMINUS NEW YORK CITY est un roman policier participatif à offrir aussi bien aux filles qu’aux garçons. JUSTIN CASE. Les adultes ont eu James Bond, les préados et les ados auront CASE. JUSTIN CASE !

TERMINUS NEW YORK CITY tome 1, Jean-Luc Bizien, éditions Gründ 232 pages 12,95 € L’ARCHANCE ET LE DÉMON #2
Illustrations Eric Bizien
Couverture et maquette intérieure Axel Mahe

 

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