STONE ISLAND d’Alexis Aubenque : QU’ON ME RENDE MAGNUM ET HIGGINS !

Alexis Aubenque a publié une dizaine de romans. Celui-ci est dédié à Thomas Magnum.

Extrait choisi

[…]

Dimanche 8 juin

–    Alors, je ne vous avais pas prévenue ? demande Sam Damon, fièrement.
L’homme était pilote et louait les services de son propre appareil. Agé de 35 ans, stature d’athlète, visage carré doté d’une barbe de trois jours, il était plutôt satisfait de son physique.
Assise à ses côtés, Fiona Taylor n’avait d’yeux que pour le paysage qui s’offrait à elle.
–    Si. C’est tout simplement magnifique.
Ils avaient quitté l’Australie près de trois heures auparavant à bord de l’hydravion. Malgré le coût du voyage, Fiona n’avait pas hésité à sortir sa carte de crédit.
Tout cela était tellement improbable.
Trois semaines plus tôt, elle obtenait son diplôme d’avocate à la prestigieuse université de Yale dans le Connecticut, et à présent, elle survolait ces somptueuses îles de Polynésie.
–    Et vous n’avez encore rien vu, continua Damon. Stone Island est la perle de l’océan Pacifique. Imaginez la jungle de Vanuatu, les plages de sable blanc de Tahiti, et l’atmosphère festive de Hawaii, le tout réuni en un seul lieu.
Des images de documentaires lui virent à l’esprit.
Son imagination fit le reste.
–    Regardez, prenez les jumelles, proposa Damon en pointant du doigt l’océan.
Fiona les lui prit des mains. Le temps de localiser l’objectif et d’en faire une mise au point, elle découvrit un spectacle d’une rare splendeur.
Une colonie de dauphins fonçait vers le nord, bondissant dans un jaillissement d’écume.
–    Je vous l’avais dit, c’est le paradis, répéta Damon, toujours aussi content de lui.
Tout en gardant les commandes de l’appareil, il adorait observer les mines émerveillées de ses clients.
Un poète avait surnommé la Polynésie, les Îles de l’Eternel Sourire.
Même si Damon n’avait pas une grande estime pour les Français, il devait avouer que la citation était tout à fait pertinente.
Médusée, Fiona n’arrivait pas à détacher son regard du ballet synchronisé des dauphins.
–    Quand vous poserez le pied sur l’île, vous mesurerez encore plus sa beauté.
Fiona n’en doutait pas un seul instant.
–    On est bientôt arrivés ? demanda-t-elle en reposant les jumelles.
–    Encore une heure et demie de vol, mais si vous voulez vous reposer à l’arrière, y’a pas de problème.
–    C’est le décalage horaire, et toutes ces heures d’avion, s’excusa-t-elle.
–    Ne vous inquiétez pas, je vous réveille juste avant d’atterrir. Il faut absolument que vous voyiez depuis le ciel les lagons et la barrière de corail.
L’idée de manquer un tel spectacle fit hésiter Fiona. Mais la fatigue était trop lourde. Elle remercia Damon d’un sourire et se leva.
Elle se dirigea vers l’arrière et ouvrit la porte qui donnait sur l’habitacle intérieur, puis baissa les stores des hublots. La lumière qui passait par les interstices lui permit de se diriger sans encombre vers une des couchettes, sur laquelle elle s’endormit dans le bourdonnement du moteur à hélice.
[…]

Résumé

Stone Island est le paradis sur terre. A la suite du décès de son père biologique, Fiona Taylor, devient héritière. Au lieu de profiter de cet héritage aux Etats-Unis, elle décide de se rendre sur l’île, à la recherche de ses véritables racines.

Mon avis

Un petit roman à lire sur une plage entre deux séances de bronzage ou dans un train, entre deux arrêts. Alexis Aubenque m’avait habituée à mieux. Ou alors, je garde de trop bons souvenirs de  Magnum, Higgins, la Ferrari et les deux dobermans, Zeus et Apollon.

Stone Island, Alexis Aubenque, éditions Le Toucan 9,90 €
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