Correspondances décachetées

Et si vous et moi remettions les belles lettres au goût du jour ? Lettres d’amour, entrelacs de mots, des vôtres, des siens, des leurs… Et si, grâce à cette lettre, vous rencontriez celle que vous cherchez depuis si longtemps ? Celui qui envahit vos rêves chaque nuit ?

Je vous offre un espace où vous pourrez lui écrire ce que vous n’avez, peut-être, jamais osé lui dire. Ou l’autre pourra vous répondre. Un espace où vous pourrez faire plus intimement connaissance avec l’inconnu(e) qui déjà fait battre votre cœur.

Alors comme d’autres personnages célèbres l’ont fait avant vous : Gustave Flaubert et Louise Colet, Pierre Abélard et Héloïse, George Sand et Alfred de Musset, Anaïs Nin et Henri Miller, prenez votre plus belle plume et écrivez… Dévoilez-vous… Dévoilez-lui…

Consignes utiles :
En en-tête de la lettre, indiquez le nom de l’expéditeur et à qui elle est adressée. Je pourrai ainsi la titrer. Postez-la en pièce-jointe à cette adresse impudique@gmail.com et je me chargerai de la diffuser. Dans l’onglet “Objet” du courriel, précisez Correspondances Décachetées.

IMPORTANT : il est hors de question que je publie des lettres d’insultes. Evitez les fautes d’orthographe, merci.

Bien à vous,
Cali Rise

De Ligeia à Jay

Jay,
Tu m’aimes comme ça, je le sais.
Lorsque je sors pressée de la salle de bains et que je viens, comme un chat impatient, me sécher et m’alanguir près du feu.
Je me dresse et offre impudiquement chaque parcelle humide de mon corps à la lueur brûlante des flammes, sarabande de nuances dorées et changeantes qui viennent [...]

De Cali à Flaubert, non datée

Une certaine nuit, une certaine heure…
Cela fait plusieurs jours que je me languis de vous. Je vous sens voleter autour de moi comme le ferait un papillon coloré. Vous tournez autour de moi. Autour de mon corps. Vous butinez mes mots et dessinez ma silhouette dans vos rêves les plus intimes.
Où êtes-vous ? Vous que [...]

De Monsieur à Mademoiselle, le 25 mai 2007

Mademoiselle,
Je n’ai pas vu la nasse mais de plein gré je m’y prélasse.
Tout à mon plaisir de jouer, tout à mon envie de vous lier. Toujours à guetter l’instant, à choisir le moment. Possédé par l’envie de sortir les cordes et de vous mettre à mes ordres. Je n’ai pas vu le lacet.
Affamé de votre [...]

De C. à …, le 23 mai 2007

…,
Qu’importe le temps… Est-ce le présent ? Le passé ? Ou le futur ?
Au loin, les bruits de la ville dessinent une toile assourdie. Je n’entends que ton souffle sur ma peau et déjà, je sais que tu partiras.
Je n’ai nulle envie, pour l’instant, d’ouvrir les yeux sur une réalité que je connais déjà. Mes [...]