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	<title>Impudique Magazine</title>
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	<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 10:45:59 +0000</pubDate>
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		<title>La guerre des vanités de Marin Ledun</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 10:45:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Né en 1975, Marin Ledun est romancier et essayiste. Auteur de pièces radiophoniques pour France Culture, il a publié au Diable Vauvert Modus Operandi (2007) et Marketing Viral (2008) et à La Tengo Editions Le cinquième clandestin (2009).
Docteur en communication politique, il est également l&#8217;auteur de La démocratie assistée par ordinateur (essai) et d&#8217;articles sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/la-guerre-des-vanites.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9967" title="la-guerre-des-vanites" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/la-guerre-des-vanites.jpg" alt="" width="400" height="583" /></a></p>
<p>Né en 1975, <strong>Marin Ledun</strong> est romancier et essayiste. Auteur de pièces radiophoniques pour France Culture, il a publié au Diable Vauvert <em>Modus Operandi</em> (2007) et <em>Marketing Viral</em> (2008) et à La Tengo Editions <em>Le</em><em> cinquième clandestin</em> (2009).<br />
Docteur en communication politique, il est également l&#8217;auteur de <em>La démocratie assistée par</em> <em>ordinateur</em> (essai) et d&#8217;articles sur la consommation et les nouvelles formes d&#8217;organisation du travail.<br />
<em>La guerre des vanités</em> vient juste de sortir chez Gallimard.</p>
<p><strong>Extrait :<br />
</strong>Prologue<br />
Lundi 7 février - 10:05</p>
<p>Les vies tranchées dans le vif se regardent en chien de faïence. Tournon-sur-Rhône, dix ou douze mille habitants, peu importe, et autant de petites histoires qui se croisent et se recroisent depuis des générations. Les gestes suspendus, les corps aux aguets et les volets entrecroisés. Les yeux observent, les cœurs battent et, en dépit du bon sens, les destins continuent de s&#8217;accorder sans tenir comptes des imperfections et de leur insignifiance. L&#8217;air est anormalement doux, un TGV passe de l&#8217;autre côté du Rhône en direction du sud. L&#8217;histoire accorde un bref moment de répit, avant que le vent du nord et le brouillard ne reprennent leurs droits sur cette étrange langue de granite, coincée entre le plateau ardéchois et les pentes viticoles de la Drôme tel un goulot d&#8217;étranglement.<br />
Engoncé dans son imperméable neuf, Francis Pellissier contemple son reflet dans la vitrine du numéro 27 de la rue piétonne. L&#8217;allure est encore belle : une touche d&#8217;élégance raffinée, les tempes grisonnantes et une légère inflexion dans l&#8217;ordonnance de sa chevelure lui confèrent un sentiment de charme et de puissance. Un coup d&#8217;œil à sa montre interrompt brusquement son état de grâce. Sa jeune maîtresse l&#8217;attend quelques rues plus loin, et il doit être rentré au collège pour onze heures sans faute. Une petite incartade dans son emploi du temps de proviseur.<br />
Les pieds coincés dans une paire d&#8217;escarpins bleus à deux cent dix euros, Gisèle Buffat regarde avec curiosité le proviseur du collège quitter la devanture du magasin. Il est de notoriété publique que Francis Pellissier a le feu aux fesses, mais elle brûle d&#8217;envie de savoir quelle est sa dernière conquête.<br />
- Vous le prenez ?<br />
Gisèle se retourne vers la vendeuse.<br />
- Je vous demande pardon ?<br />
- Le trente-neuf, vous le prenez ?<br />
Abandonnant avec regret la rue piétonne, Gisèle lance un nouveau regard à ses pieds gonflés, au visage amorphe de Christelle, la vendeuse, avant de refuser.<br />
Sur le pas de la porte, Sophie, employée à mi-temps du magasin de chaussures depuis un peu moins de six mois, la regarde s&#8217;éloigner avant de fermer la boutique. Une affaire à régler.<br />
Elle consulte sa montre. Parti faire le tour de ses fournisseurs, son patron ne rentre pas avant midi. Elle dispose d&#8217;une heure pour se rendre au garage Jourdan récupérer sa Clio et relancer Simon, l&#8217;apprenti mécano, au sujet d&#8217;un téléviseur écran plat tombé du camion la semaine dernière que son petit ami lui a demandé de l&#8217;aider à fourguer. Le jeune mécano hésite à passer la moitié de sa paie dans l&#8217;affaire.<br />
A cet instant précis, Simon Jourdan, des boutons d&#8217;acné sur le front, les mains dans le cambouis et les yeux perdus sur le fessier de la femme de Jean-Pierre, un bon client du garage, est à mille lieues de penser à sa proposition.<br />
-    Je suis désolé, madame Gouy, mais il va falloir changer les bougies.<br />
Agacement de Farida qui lui tourne le dos et ne cesse de regarder l&#8217;heure sur son mobile.<br />
- Combien ?<br />
- Je dois en parler à mon père, mais Jean-Pierre est un bon client, repassez me voir demain en fin de matinée, ça devrait être réglé.<br />
Soupir désespéré de la jeune femme qui comprend qu&#8217;elle n&#8217;arrivera pas à l&#8217;heure à son rendez-vous.<br />
- Demain seulement !<br />
- Je suis désolé, madame Gouy.<br />
En sortant, elle croise Sophie, les yeux brillants, qu&#8217;elle salue de la tête, avant d&#8217;accélérer le pas et de remonter l&#8217;avenue à pied.<br />
Elargissement du cadre.<br />
L&#8217;œil survole à présent le parking du garage, laissant s&#8217;éloigner Farida. Puis vient l&#8217;avenue de Beaucaire et sa cohorte d&#8217;âmes damnées au volant de leurs voitures. Mécanique du quotidien : les individus calés dans la tôle de leurs véhicules et les cœurs serrés dans les cages thoraciques. Plus loin encore, les collines de l&#8217;Hermitage et celle de Tournon. Au milieu, un pont suspendu assure la liaison des humains et des marchandises.<br />
En face du pont, un immeuble, une heure plus tard.<br />
Septième étage, une silhouette.<br />
L&#8217;enfant enjambe le rebord de la fenêtre de sa chambre sans hésiter. Aucun vertige, ni aucune appréhension. Ses gestes sont parfaitement maîtrisés, presque naturels. Instinctifs. Comme si son corps les connaissait à l&#8217;avance. La voix de sa mère, quelque part dans l&#8217;appartement.<br />
Ensuite le printemps, l&#8217;été, l&#8217;automne, l&#8217;hiver et le printemps à nouveau, pense-t-il. Puis plus rien.<br />
Toujours la même histoire.<br />
Un air à la mode sort des enceintes de la chaîne hi-fi. Il tourne la tête. Sa console de jeux est encore allumée et l&#8217;écran du téléviseur renvoie l&#8217;image d&#8217;un soldat armé jusqu&#8217;aux dents, prêt à affronter mille dangers. Une feuille vierge repose sur son lit. Il caresse l&#8217;idée de descendre et de tenter à nouveau de s&#8217;expliquer. Leur dire que ce n&#8217;est pas leur faute, qu&#8217;il n&#8217;agit que sur un coup de tête. Qu&#8217;ils n&#8217;auront rien à se reprocher.<br />
Mais l&#8217;enfant sait que c&#8217;est faux.<br />
- Nous sommes tous responsables, murmure-t-il avant de sauter dans le vide.<br />
Sous l&#8217;œil d&#8217;un petit caméscope numérique que son propriétaire éteint une fraction de seconde avant que le corps ne vienne s&#8217;écraser sur le bitume du parking.</p>
<p>Sept heures plus tard, Marion est debout, interdite, face à la porte vitrée du salon. Depuis deux jours, elle est consignée dans sa chambre par décision parentale. Mauvaises notes, bagarres dans la cours de récréation, élève insolente et dissipée en classe. Elle ne leur en veut pas. Elle ne sait même pas ce que tout cela veut dire. Les mots lui parviennent mais pas leur signification.<br />
L&#8217;air est doux. Il flotte dans la maison une délicieuse odeur de pâte à crêpes.<br />
La comédie peut cesser.<br />
Marion n&#8217;a que onze ans. C&#8217;est trop peu pour comprendre le journal télévisé, mais largement assez pour tenir un couteau de cuisine et se le planter dans la gorge.<br />
Derrière la porte vitrée, elle voit son père, assis sur le canapé du salon, et devine sa mère, quelque part, perchée au téléphone dans une autre pièce.<br />
La webcam est branchée. Un voyant rouge clignote. Quelqu&#8217;un enregistre la scène, deux pâtés de maisons plus loin. Qui interrompra la connexion avant que les parents de Marion ne découvrent le corps. Aucune véritable émotion, pas de voyeurisme. Debout, sans un cri, à peine un souffle.<br />
Un ange qui meurt.<br />
Le bruit de sa chute est couvert par les soupirs de satisfaction du père quand apparaît la mine contrite du présentateur des informations régionales.<br />
- Claire, ça commence !</p>
<p><em>Mesdames et messieurs, bonsoir. Tout d&#8217;abord, tragédie dans la vallée du Rhône. Trois décès survenus depuis ce matin inquiètent les autorités policières de la région de Tournon, sous-préfecture d&#8217;Ardèche. Trois enfants de sept, dix et treize ans ont trouvé la mort dans des circonstances inexpliquées, dans différents quartiers de la ville. Michel Bongrand, commissaire à Valence en charge de l&#8217;affaire, évoque la thèse du suicide. Une équipe d&#8217;enquêteurs doit être envoyée sur place avant la fin de la semaine et une cellule psychologique a été mise en place.</em></p>
<p>- Claire, viens voir, ils parlent de Tournon !<br />
Le présentateur arbore un air grave de circonstance.</p>
<p><em>Sur place, notre envoyé spécial, Marc Stern.<br />
</em>- <em>Bonjour.<br />
</em>- <em>Pouvez-vous nous en dire plus sur cette triste affaire qui secoue la petite ville ardéchoise de Tournon-sur-Rhône et ses habitants ?<br />
</em>- <em>Eh bien, à vrai dire, nous ne disposons pour le moment que de très peu d&#8217;informations sur les faits. La seule chose que nous pouvons dire avec certitude, c&#8217;est que le cauchemar a commencé ce matin, aux alentours de onze heures, en face de la passerelle qui relie Tain et Tournon, provoquant un embouteillage de plusieurs kilomètres&#8230;</em></p>
<p>Julien Chalembel fait signe à sa femme de poser le combiné sur son socle, au-dessus du téléviseur, et de venir s&#8217;asseoir.<br />
- Il paraît que trois gosses se sont suicidés aujourd&#8217;hui. Un en sautant de sa fenêtre, ce matin, et deux dans un incendie, tout à l&#8217;heure.<br />
Claire roule des yeux horrifiés, avant de demander :<br />
- On les connaît ?</p>
<p><strong>Résumé :</strong></p>
<p>Tournon, dix mille habitants, petite ville de la vallée du Rhône balayée par le mistral. Immobile jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une série de suicides d&#8217;adolescents vienne perturber son équilibre, libérant les vieux démons qui y sommeillent.<br />
Le lieutenant Alexandre Korvine est dépêché pour enquêter sur place. Fumeur invétéré, plus habitué à traquer les dealers, il va devoir fouiller dans les placards.<br />
S&#8217;en suivent trois jours de chasse à l&#8217;homme pendant lesquels les suicides se poursuivent.<br />
Trois jours d&#8217;enquête au cours desquels, Korvine, usé et hanté par son propre passé, est au bord de l&#8217;explosion.<br />
Dans sa poche, une lettre qu&#8217;il ne veut pas ouvrir. Dans sa tête, des images qui affluent et se mélangent. Une véritable descente aux enfers. Korvine est seul face à cette ville où tout le monde se connaît, où les secrets et les mensonges pullulent. Pour résoudre cette affaire, il va devoir réussir à faire parler les gens.</p>
<p><strong>Avis :</strong></p>
<p>Dans <em>La guerre des vanités</em>, <strong>Marin Ledun</strong> a une écriture hachée telle le souffle d&#8217;un grand fumeur malade, obsessionnelle à la limite de l&#8217;hallucination, répétitive comme toutes ces morts d&#8217;adolescents. La construction du roman est diabolique, violente, furieuse. Ainsi, le sentiment d&#8217;urgence qui prend Korvine à la gorge saisit immédiatement le lecteur.<br />
Cette enquête éprouvante - les suicides d&#8217;adolescents sont un thème rarement évoqué dans un thriller - se lit dans la fièvre. A moins d&#8217;être un bloc de pierre, on ne sort pas de cette lecture indemne. Je vous aurai prévenus.<br />
J&#8217;irai jusqu&#8217;à dire que <em>La guerre des vanités</em> est, en très grande partie, le reflet des dérèglements sociaux et psychologiques qui rongent notre société dans son ensemble.<br />
Encore une fois, bravo <strong>Marin</strong> <strong>Ledun</strong> ! Vous êtes un Grand, un Très Grand !</p>
<p><strong>La guerre des vanités, Marin Ledun, collection Série Noire, Gallimard 18 €</strong></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Le roi des crânes de Laurent Guillaume</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 16:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Actuellement à Bamako où il exerce ses fonctions d&#8217;officier de police en tant que coopérant, Laurent Guillaume signe ici son deuxième polar : Le roi des crânes.
Outre qu&#8217;Olivier Marchal a écrit la *préface du roman, Laurent Scalese (La cicatrice du diable, Belfond) et Franck Thilliez (Fractures, Le Passage), tous les deux auteurs de thrillers et scénaristes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/le-roi-des-cranes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9962" title="le-roi-des-cranes" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/le-roi-des-cranes.jpg" alt="" width="317" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement à Bamako où il exerce ses fonctions d&#8217;officier de police en tant que coopérant, <strong>Laurent Guillaume</strong> signe ici son deuxième polar : <em>Le roi des crânes</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre qu&#8217;<strong>Olivier Marchal</strong> a écrit la *préface du roman, <strong>Laurent Scalese </strong>(<em>La cicatrice du</em> <em>diable</em>, Belfond) et <strong>Franck Thilliez</strong> (<em>Fractures</em>, Le Passage), tous les deux auteurs de thrillers et scénaristes confirmés et tous les deux membres de La Ligue de l&#8217;Imaginaire reconnaissent la virtuosité de la plume de ce tout nouvel auteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mako</em> (sorti au Livre de poche ce mois-ci), son premier livre avait été primé par le prix VSD du Polar 2009 et devrait être prochainement adapté au cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le roi des crânes</em> mérite-t-il autant d&#8217;honneur ? Oui. Oui. OUI.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ? Je vous explique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce genre de littérature, bien souvent, et malgré toutes les recherches qu&#8217;aura pu faire l&#8217;auteur, il manquera souvent un petit quelque chose. En cuisine, les gourmands parleront de ces pincées d&#8217;épices qui auraient fait toute la différence. En musique, un André Manoukian évoquera ce fameux sucré/salé que certains n&#8217;osent malheureusement pas ajouter. Dans le polar, si l&#8217;écrivain n&#8217;est pas un ancien flic, l&#8217;histoire sera forcément carencée en vécu. Encore faut-il savoir le doser ce vécu, ne pas trop imposer aux lecteurs un jargon professionnel, par exemple, dont très vite il saturera.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, je vous le dis : <strong>Laurent Guillaume</strong> est un artiste. <em>Le roi des crânes</em> est <strong>LE</strong> polar qu&#8217;il faut avoir dans sa bibliothèque, une intrigue palpitante qui sent « **la banlieue et la nuit glacée. Le sang, la clope, la peur et la sueur. Le malheur, l&#8217;espoir, l&#8217;enfer, la traque et l&#8217;obsession de la vérité. »</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;irai pas jusqu&#8217;à prétendre qu&#8217;après sa lecture « vous aimerez un peu plus les flics » comme Olivier Marchal se le demande mais, sans aucun doute, « **vous découvrirez un monde désenchanté auquel vous ne vous attendiez pas ». Car oui, pendant que vous dormez, des hommes veillent sur vos nuits et ces hommes, ce sont des flics. Et l&#8217;un d&#8217;eux, <strong>Laurent</strong> <strong>Guillaume</strong>, est un grand, un grand écrivain. Et Mako, son personnage, un sacré bon dieu de flic.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Extrait :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il les appelait les visiteuses du soir. Elles étaient dans presque chacun de ses rêves. Toutes les deux. Silhouettes diaphanes auréolées d&#8217;un voile de brume.<br />
Il ne pouvait distinguer leurs traits, mais elles lui semblaient familières. Elles tendaient vers lui leurs bras décharnés dans une supplication muette. Leurs cheveux s&#8217;agitaient doucement autour du trou béant de leurs visages. Pourtant, il n&#8217;y avait pas de vent dans son rêve, juste une odeur de terre, une odeur suffocante qui le prenait à la gorge. Une odeur de tombe. Une odeur de vieux cercueil.<br />
Il flottait dans un puits sans fond, le cœur au bord des lèvres. Son ventre lui faisait mal. Elles avaient quelque chose à lui dire, mais lui ne les comprenait pas. Il aurait aimé pouvoir leur demander « Que me voulez-vous ? Que voulez-vous que je fasse ? » Mais les mots refusaient de sortir. Il sentait la nausée monter en lui, comme la houle,  chaque fois un peu plus forte. Elles s&#8217;approchaient en glissant, leurs cheveux s&#8217;agitaient comme des serpents et la nausée se faisait encore plus impérieuse. Il sanglotait violemment. Il pouvait distinguer leurs traits maintenant. Leurs visages blafards étaient comme des masques de cire. Les orbites étaient vides. Pas tout à fait : au fond brillaient des lueurs blanches. Il avait très mal au ventre et hoquetait sans pouvoir se contrôler. La nausée le submergeait. Il vomissait des asticots grouillants, des milliers d&#8217;asticots, comme un geyser.<br />
Il s&#8217;éveilla en hurlant.</p>
<p style="text-align: justify;">*« On ne se débarrasse jamais de son métier de flic.<br />
Dix-sept ans ont passé depuis que j&#8217;ai quitté la « grande maison » et les images sont toujours accrochées à mes nuits.<br />
Des images d&#8217;horreur, de sang et de larmes, de soldats perdus dans une spirale de violence à laquelle ils n&#8217;étaient pas préparés.<br />
Ces images, elles restent à vie.<br />
Elles vous accompagnent au sortir de nuits sans rêves, vous plantent face au quotidien que vous affrontez avec le regard de celui qui sait.<br />
Qui sait que le monde véritable n&#8217;est peut-être pas celui pour lequel on vous a éduqué.<br />
Qu&#8217;il y a un monde parallèle, celui des flics, pauvres clébards abandonnés, livrés à eux-mêmes et obligés de survivre en marge de la raison et des beaux discours. » Olivier Marchal</p>
<p style="text-align: justify;">** morceaux librement choisis de la préface d&#8217;Olivier Marchal</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le roi des crânes, Laurent Guillaume, Les Nouveaux Auteurs 252 pages 17, 90 €</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Le phénomène BOOGERS : la bombe humaine !</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 08:56:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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BOOGERS, c&#8217;est Stéphane Charasse. Il vient de Tours et il a été longtemps animateur à l&#8217;antenne de Radio Béton. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus. Et puis que Boogers soit de là-bas, blond aux yeux bleus ou rouges, petit ou gros - en réalité, il est maigre et brun de poils, cf. les photos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/as-clean-as-possible.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9958" title="as-clean-as-possible" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/as-clean-as-possible.jpg" alt="" width="500" height="498" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BOOGERS</strong>, c&#8217;est <strong>Stéphane Charasse</strong>. Il vient de Tours et il a été longtemps animateur à l&#8217;antenne de Radio Béton. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus. Et puis que Boogers soit de là-bas, blond aux yeux bleus ou rouges, petit ou gros - en réalité, il est maigre et brun de poils, cf. les photos - on s&#8217;en moque, non ? <strong>BOOGERS</strong>, c&#8217;est un fou ! Un fou dans le sens petit génie qui a tout compris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il suffit de visionner les vidéos, mieux encore, d&#8217;aller assister à ces concerts et bien sûr, de se procurer son album. N&#8217;empêche, un gars tout seul capable de donner ce son rythmé, c&#8217;est pas de la bombe ? En boucle, ça s&#8217;écoute. C&#8217;est pêchu comme c&#8217;est pas permis ! T&#8217;as le corps qui se met à bouger sans que tu lui aies rien demandé !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BOOGERS, c&#8217;est dément ! J&#8217;ADOOOORE !</strong></p>
<div id="attachment_9959" class="wp-caption aligncenter" style="width: 343px"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/boogers-nils-guadagnin.jpg"><img class="size-full wp-image-9959" title="boogers-nils-guadagnin" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/boogers-nils-guadagnin.jpg" alt="copyright Nils Guadagnin" width="333" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Nils Guadagnin</p></div>
<p><strong>Coups de cœur </strong>(tout l&#8217;album) <strong>:</strong></p>
<p><em>Anywhere</em></p>
<p><em>I Trust You</em></p>
<p><em><a href="http://www.dailymotion.com/video/xb98e0_boogers-lost-my-lungs-nouvel-album_music">I Lost My Lungs</a></em></p>
<p><em>Put Your Head</em></p>
<p><em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x480ey_boogers-talk-to-charlie_music">Talk To Charlie</a></em></p>
<p><em>Someday</em></p>
<p><em>Perfect Week</em></p>
<p><em>I Wanna Do It Now</em></p>
<p><em>I&#8217;m Sorry</em></p>
<p><em>The Devil</em></p>
<p><em><br />
</em><strong>BOOGERS Tour 2010</strong></p>
<p>*MARS 2010</p>
<p>13.03.10 LA MANEKINE - BEAUVAIS [60]</p>
<p>25.03.10 LA PENICHE - LILLE [59]</p>
<p>26.03.10 L&#8217;ABORDAGE - EVREUX [27]</p>
<p>27.03.10 FESTIVAL NOUVELLE SCENE - NIORT [79]</p>
<p>*AVRIL 2010</p>
<p>01.04.10 SHOW CASE FNAC - TOURS [37]</p>
<p>07.04.10 LA MAROQUINERIE - PARIS [75] // ALBUM RELEASE PARTY //</p>
<p>10.04.10 LE CARGO - CAEN [14]</p>
<p>*MAI 2010</p>
<p>22.05.10 LE BIKINI - TOULOUSE [31]</p>
<p>*JUIN 2010</p>
<p>04.06.10 LA LUCIOLE - ALENÇON [61]</p>
<p>10.06.10 FESTIVAL AUCARD DE TOURS - TOURS [37]<em></em></p>
<p> </p>
<p><strong>As clean as possible, BOOGERS, At(h)ome Wagram</strong></p>
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		<title>BUZY toujours au bon endroit, au bon moment</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 09:12:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Musiques]]></category>

		<category><![CDATA[au bon moment au bon endroit]]></category>

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		<category><![CDATA[Gainsbourg]]></category>

		<category><![CDATA[Marie Claire]]></category>

		<category><![CDATA[MVS Records]]></category>

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		<description><![CDATA[
9ième album de l&#8217;artiste, Au bon moment, au bon endroit est résolument un des albums de l&#8217;année, si ce n&#8217;est l&#8217;album de l&#8217;année. La voix grave de Marie-Claire Buzy nous chante son âme - et quelle âme -  avec une telle classe que certain(e)s feraient mieux de rester à coasser dans leur salle de bains.
« Au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/au-bon-endroit-au-bon-moment.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9955" title="au-bon-endroit-au-bon-moment" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/au-bon-endroit-au-bon-moment.jpg" alt="" width="500" height="441" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">9<sup>ième</sup> album de l&#8217;artiste, <strong>Au bon moment, au bon endroit</strong> est résolument un des albums de l&#8217;année, si ce n&#8217;est l&#8217;album de l&#8217;année. La voix grave de <strong>Marie-Claire Buzy</strong> nous chante son âme - et quelle âme -  avec une telle classe que certain(e)s feraient mieux de rester à coasser dans leur salle de bains.</p>
<p style="text-align: justify;">« Au bon moment, au bon endroit Si je tends l&#8217;arc et si j&#8217;y crois&#8230; » (<em>Au bon moment, au bon</em> <em>endroit</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">Plus j&#8217;écoute ces onze titres, plus je me demande où j&#8217;étais avant ? « L&#8217;homme se singe à l&#8217;infini&#8230; animal » (<em>L&#8217;homme se singe</em>) me raconte <strong>Buzy</strong>. Et moi, je dis oui, encore. Encore ! Encore ces collaborations avec Manset, Burger, Fauque ou Péchin&#8230; Encore ces paroles qui sonnent juste et ces musiques qui rythment doux ! Encore ces cordes, ce piano, ces arrangements soignés, cette voix grave, cette voix qui chante, qui parle&#8230; Et je pense à  Darc, à Bashung et à Gainsbourg. Et j&#8217;entends <strong>Buzy</strong> et ses failles, <strong>Buzzy</strong> et sa lumière. Et j&#8217;aime, j&#8217;aime, j&#8217;aime. Absolument.</p>
<p style="text-align: justify;">Délicat. Naturel. Racé. Nuancé. Intime. Luxueux. C&#8217;est tout cela <strong>Au bon moment, au bon endroit</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coups de cœur :<br />
</strong><em>Au bon moment, au bon endroit<br />
</em><em>Ephémère<br />
</em><em>Sous X<br />
</em><em>Jours confus<br />
</em><em>L&#8217;homme se singe<br />
</em><em>Le temps n&#8217;est rien</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au bon moment, au bon endroit, Buzy, MVS Records</strong></p>
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		<title>L&#8217;ardoise magique de Valérie Tong Cuong</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 11:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Calizine]]></category>

		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<category><![CDATA[amitié]]></category>

		<category><![CDATA[amour]]></category>

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		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<category><![CDATA[Stock]]></category>

		<category><![CDATA[une livres]]></category>

		<category><![CDATA[Valérie Tong Cuong]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quatrième de couverture :
Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d&#8217;un pont. Un train surgit. L&#8217;une saute, l&#8217;autre pas. 
C&#8217;est Alice qui a sauté. Elle est riche, jolie, et habite un quartier résidentiel. L&#8217;autre s&#8217;appelle Mina. Depuis la mort de sa mère, elle vit chez son oncle et sa tante dans le quartier des HLM. Les deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/lardoise-magique.jpg"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-9952" title="lardoise-magique" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/lardoise-magique.jpg" alt="" width="350" height="557" /></strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quatrième de couverture :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d&#8217;un pont. Un train surgit. L&#8217;une saute, l&#8217;autre pas. <br />
C&#8217;est Alice qui a sauté. Elle est riche, jolie, et habite un quartier résidentiel. L&#8217;autre s&#8217;appelle Mina. Depuis la mort de sa mère, elle vit chez son oncle et sa tante dans le quartier des HLM. Les deux amies s&#8217;étaient juré de se suicider ensemble. En rompant le pacte, Mina perd toute raison d&#8217;exister. <br />
Pourquoi n&#8217;a-t-elle pas sauté ? Qu&#8217;est-ce qui l&#8217;a retenue à la vie ? Pourquoi Alice voulait-elle en finir ? Quelle spirale les conduisait ainsi au suicide ? Devenue fugitive, Mina cherche à comprendre ce qui s&#8217;est passé depuis qu&#8217;Alice est entrée dans sa vie. Pourquoi ont-elles noué une amitié si forte ? Qui était vraiment Alice ? Cette enquête va pousser Mina à regarder la vérité en face, une terrible vérité, dont il lui faudra s&#8217;affranchir pour gagner sa liberté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Extrait :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le jour où j&#8217;ai décidé de vivre est aussi celui où j&#8217;ai perdu officiellement toute raison d&#8217;exister.<br />
Le tout s&#8217;est produit un mercredi matin, dans un intervalle d&#8217;un centième de seconde, comme une gigantesque claque du destin.</p>
<p style="text-align: justify;">Juste avant, je me suis retournée vers Alice. Elle était parfaitement immobile, les deux mains crispées sur la rambarde métallique. Ses cheveux bruns reposaient en queue-de-cheval sur sa nuque pâle - la nuque que j&#8217;ai toujours rêvé d&#8217;avoir, dessinée, gracieuse.<br />
Le ciel était gris, uniforme, sans un brin de vent. La route était déserte et les bois silencieux. Les rails aussi, qui s&#8217;étiraient vers un horizon courbe ; le monde semblait figé dans une même attente.<br />
Je m&#8217;étais souvent demandé si on se regarderait, avant. Si on aurait un dernier mot, un dernier geste l&#8217;une pour l&#8217;autre.<br />
Mais Alice fixait un point invisible, droit devant.<br />
Muette.<br />
Une rumeur sourde, ronronnant s&#8217;est levée, annonçant l&#8217;imminence du chaos.<br />
Le son a enflé jusqu&#8217;à devenir palpable, puis la masse sombre et hurlante du train a surgi, à l&#8217;heure exacte que nous avions calculée, comme une délivrance.<br />
J&#8217;ai senti mes muscles se tendre à en éclater.<br />
Combien de temps pour parcourir les cinq cent mètres qui séparaient la rame du pont ?<br />
Assez pour penser subitement qu&#8217;au fond, moi aussi, je pouvais avoir un avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Et Alice a sauté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avis :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;ardoise magique</em> est un de ces romans qu&#8217;on lit d&#8217;une traite. Valérie Tong Cuong impose des images : deux jeunes filles, un pont, un train, un saut. Et puis, par petites touches, elle dépeint un autre scénario et toute l&#8217;histoire à laquelle on commençait à croire s&#8217;efface pour devenir autre.<br />
C&#8217;est là, tout le principe d&#8217;une ardoise magique, non ? L&#8217;ardoise magique, ce support créatif fait pour stimuler l&#8217;imagination des enfants&#8230; L&#8217;enfant dessine, efface, dessine un nouveau paysage, un autre bonhomme.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout autour de nous, il existe des êtres que la vie secoue comme le ferait un tambour de machine à laver le linge en mode essorage. Valérie Tong Cuong raconte Mina et Alice, deux amies prêtes à tout pour que leur vie change. Est-il possible d&#8217;effacer sa vie comme on efface le dessin qui figure sur une ardoise magique ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;ardoise magique</em> est un roman fort sans être lourd, noir sans être glauque et rempli d&#8217;espoir sans être fleur bleue. Bien loin de ces romans français dont l&#8217;auteur ne sait parler que de son nombril. De la bien belle ouvrage !</p>
<div id="attachment_9951" class="wp-caption alignleft" style="width: 230px"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/valerie-tong-cuong.jpg"><img class="size-medium wp-image-9951" title="valerie-tong-cuong" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/valerie-tong-cuong.jpg" alt="copyright Francesca Montovani" width="220" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Francesca Montovani</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Valérie Tong Cuong</strong> a publié six livres dont deux sont en cours d&#8217;adaptation pour le cinéma.<br />
<em>L&#8217;ardoise magique</em> est son septième roman. </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;ardoise magique, Valérie Tong Cuong, 176 pages 17 €</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Combien de fois je t&#8217;aime de Serge Joncour</title>
		<link>http://www.impudique.net/2010/03/combien-de-fois-je-taime-de-serge-joncour/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 09:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Calizine]]></category>

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		<category><![CDATA[Combien de fois je t'aime]]></category>

		<category><![CDATA[écrivain]]></category>

		<category><![CDATA[J'ai Lu]]></category>

		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>

		<category><![CDATA[scénariste]]></category>

		<category><![CDATA[Serge Joncour]]></category>

		<category><![CDATA[Tatiana de Rosnay]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pourquoi vous parler de ce recueil sorti depuis un an déjà ? Peut-être parce que Serge Joncour est venu me l&#8217;offrir en mains propres&#8230; Nous avions une heure de rendez-vous délimitée dans le temps. Par hasard, je me suis retrouvée en terrasse de ce bistrot bien avant lui. Je papotais avec mon vis-à-vis et Serge m&#8217;attendait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/combien-de-fois-je-taime.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9948" title="combien-de-fois-je-taime" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/03/combien-de-fois-je-taime.jpg" alt="" width="400" height="651" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi vous parler de ce recueil sorti depuis un an déjà ? Peut-être parce que <strong>Serge Joncour</strong> est venu me l&#8217;offrir en mains propres&#8230; Nous avions une heure de rendez-vous délimitée dans le temps. Par hasard, je me suis retrouvée en terrasse de ce bistrot bien avant lui. Je papotais avec mon vis-à-vis et Serge m&#8217;attendait à l&#8217;intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand je lui ai signalé ma présence, il était reparti. Mais il est revenu, coiffé de sa casquette, ses yeux bleus fixant les miens, étonnés. Nous ne nous étions jamais vus auparavant. En le voyant venir vers moi, je l&#8217;ai reconnu : je l&#8217;avais aperçu échanger quelques mots avec deux personnes, là, juste devant moi, juste devant ce bistrot.</p>
<p style="text-align: justify;">« De la part d&#8217;un auteur en retard, qui était pourtant juste là, derrière vous ! Bien à vous. Serge »</p>
<p style="text-align: justify;">Serge&#8230; Mais parlons de ce recueil, <em>Combien de fois je t&#8217;aime</em>. Ce que nous nous sommes dits lorsqu&#8217;il m&#8217;a rejointe ne regarde que nous.</p>
<p style="text-align: justify;">17 nouvelles qui raconte <em>Combien de fois je t&#8217;aime</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">17 histoires courtes qui parlent d&#8217;amour, forcément.</p>
<p style="text-align: justify;">17 chroniques qui sonnent juste comme si <strong>Serge</strong> <strong>Joncour</strong> avait trempé sa plume dans toutes ces vies non pas comme un voyeur chirurgical armé d&#8217;un scalpel bien tranchant mais plutôt comme un sociologue racé empli d&#8217;une humanité profonde.</p>
<p style="text-align: justify;">Désillusions, espoirs, mélancolie, jubilation. <strong>Combien de fois je t&#8217;aime</strong>, c&#8217;est beau comme la vie. Tout simplement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Combien de fois je t&#8217;aime, Serge Joncour, Editions J&#8217;ai Lu 5,60 €</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Révélations</title>
		<link>http://www.impudique.net/2010/02/revelations/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 15:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Blog Feuilleton : Les confessions de Scribe]]></category>

		<category><![CDATA[Californication]]></category>

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		<description><![CDATA[La pluie fine emprisonne dans ses mailles translucides les chants des oiseaux qui annoncent à tue-tête l&#8217;arrivée du printemps. Pourtant, un soleil gris résonne sur la plaine. Dans le lecteur, Cheval Blanc joue de sa voix grave. Le baiser&#8230; Scribe se laisse imbiber des mots et des sons de cet auteur compositeur. Les dernières images [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La pluie fine emprisonne dans ses mailles translucides les chants des oiseaux qui annoncent à tue-tête l&#8217;arrivée du printemps. Pourtant, un soleil gris résonne sur la plaine. Dans le lecteur, Cheval Blanc joue de sa voix grave. <em>Le baiser</em>&#8230; Scribe se laisse imbiber des mots et des sons de cet auteur compositeur. Les dernières images de son rêve de ce matin reviennent s&#8217;imprimer derrière ses rétines. Une révélation sur l&#8217;avenir proche ?</p>
<div id="attachment_9944" class="wp-caption aligncenter" style="width: 377px"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/revelations-bis.jpg"><img class="size-full wp-image-9944" title="revelations-bis" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/revelations-bis.jpg" alt="copyright Daniel Nguyen" width="367" height="550" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Daniel Nguyen</p></div>
<p style="text-align: justify;">Hier, elle signait à la Musardine. Avant-hier, chez Blanche. Demain, elle filera à Reims, quelque part dans une chambre d&#8217;étudiante sur un campus aussi surveillé qu&#8217;une cour de prison. Avant, le TGV l&#8217;emmènera à Paris.<br />
Scribe relance l&#8217;EP de Cheval Blanc.<em> Les</em> <em>Criminelles</em> l&#8217;emprisonnent de leurs notes Lucifer lasso. Ça y est, elle est sous le charme. Son esprit divague vers une chambre qu&#8217;elle invente et qui n&#8217;existera pas. A : Dam. Message : Fais-moi mentir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Scribe lui a ouvert revêtue d&#8217;un cardigan qui lui descend jusque sous les fesses. Il est tôt. Il est très tôt pour un matin à Paris, merde ! Dam pose le sac en papier rempli de croissants sur la table, sous l&#8217;écran plat. Il enlève son manteau Hugo Boss qu&#8217;il pose délicatement sur le dossier de la chaise. Par derrière, Scribe lui retire son pull fin et le mord dans le dos. Il fait cliqueter sa ceinture mais suspend son geste. D&#8217;un geste souple, Dam s&#8217;est retourné, a saisi les poignets de Scribe et la plaque debout contre le mur. Ses lèvres tout contre les siennes, son ventre collé tout contre le sien - l&#8217;érection évidente - il lui parle.<br />
- Ça fait longtemps. Tu es en colère ? Oui, tu es en colère. J&#8217;adore.<br />
Scribe ne répond pas, elle se contente de lui mordre méchamment la lèvre inférieure.<br />
- Petite garce ! On a toujours dit : pas de marques.<br />
Il la jette sur le lit, elle tente de lui échapper. Comment échapper à un félin d&#8217;1,80 m aguerri au sport de combat ? Dam l&#8217;immobilise de tout son poids en lui plaquant les avant-bras à l&#8217;équerre de chaque côté de son corps.<br />
- Salaud ! Salaud&#8230;<br />
Comment faire croire à un amant qui la connaît par cœur qu&#8217;elle est toujours autant en colère ? Dam rejoint ses mains au-dessus de sa tête, le temps de finir de déboutonner son jeans. Il s&#8217;abaisse à nouveau sur elle et rapproche son visage du sien. Leurs yeux se clouent. Il frôle ses lèvres des siennes sans lui laisser l&#8217;opportunité de reproduire une nouvelle morsure. Il les agace de sa langue. Et d&#8217;un coup, en appui sur ses minces poignets à elle, il s&#8217;enfonce entre ses cuisses.<br />
- Je te&#8230;<br />
- Tu me ? Tu es déjà dégoulinante, beauté&#8230; Raconte-moi Bô&#8230;<br />
- Va te faire foutre !<br />
- Ne sois pas vulgaire&#8230; Raconte&#8230;<br />
Dam bouge doucement. Savamment. Scribe commence à gémir alors il se retire. Elle ne bouge pas. Ne proteste pas. Attend la suite. Parce que forcément, il va y avoir une suite. Son amant retire complètement son jeans et se retrouve entièrement nu. Il la déshabille et l&#8217;allonge sur le côté avant de venir se coucher derrière elle. Dam la maintient contre lui, serrée, emprisonnée par son bras. Scribe attrape sa main et se met à sucer ses doigts. Délice. La bouche tout contre son oreille, Dam insiste.<br />
- Raconte-moi Bô&#8230;<br />
Pour toute réponse, Scribe lui mord les doigts. Dam renchérit en lui mordant l&#8217;épaule et en s&#8217;enfonçant dans son anus qui l&#8217;aspire amoureusement. C&#8217;est elle qui abandonne en premier et relâche sa mâchoire.<br />
Dans son dos, Dam lèche sa peau. Sous sa langue, elle sent la brûlure de la morsure s&#8217;atténuer. Scribe reprend ses doigts dans sa bouche et les suce comme elle sucerait sa queue. Leurs gémissements s&#8217;enlacent aussi parfaitement que leurs corps sont emboités.<br />
- Tu l&#8217;aimes ?<br />
- Et toi, tu m&#8217;aimes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il bouge toujours en elle. Elle sent son plaisir au bord d&#8217;exploser et tourne son visage vers lui, cherchant sa bouche. Dam boit sa jouissance en cramponnant sa hanche d&#8217;une main et son sein de l&#8217;autre. Et puis, il la retourne sur le dos et vient à nouveau se poser sur elle, en caressant son visage. Il pénètre son vagin et s&#8217;immobilise totalement enfoui dans sa moiteur. Ses index et ses pouces voyagent sur ses sourcils et ses pommettes. Ses lèvres frôlent les lèvres de Scribe. Autour de son sexe, il sent les muscles vaginaux l&#8217;enserrer par vagues.<br />
- Tu m&#8217;as manqué&#8230;</p>
<div id="attachment_9945" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/revelations.jpg"><img class="size-full wp-image-9945" title="revelations" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/revelations.jpg" alt="copyright Daniel Nguyen" width="500" height="333" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Daniel Nguyen</p></div>
<p style="text-align: justify;">La pluie a redoublé d&#8217;intensité. Les oiseaux se sont tus. Une lumière jaune voile le gris du ciel. Un peu plus bas, les cheminées des toits laissent échapper leur fumée blanche. Scribe laisse échapper un soupir de satisfaction. Le soleil accentue son échappée. La lumière devient jaune d&#8217;or sur un ciel bleu noir. Un arc-en-ciel aux couleurs vives s&#8217;échappe d&#8217;un toit. Un autre plus falot l&#8217;imite un peu plus loin. Le chant des oiseaux se fait à nouveau entendre. Elle va sortir fumer sa première cigarette de la journée.<br />
Fais-moi mentir, Dam&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Si tu ne m&#8217;aimes pas, je t&#8217;aime de Catherine Laborde et Thomas Stern</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 17:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Coups de cœur]]></category>

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« Si tu ne m&#8217;aimes pas, je t&#8217;aime ». Drôle de livre pour un drôle de couple. Et si Catherine Laborde et Thomas Stern avaient justement tout compris à l&#8217;amour ?
Extraits :
Lui :
Au début de notre histoire, c&#8217;était un jeu pour rire à deux : tu m&#8217;écrivais de petits textes où tu parlais de moi à la troisième personne en me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/si-tu-ne-maimes-pas-je-taime.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-9939" title="si-tu-ne-maimes-pas-je-taime" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/si-tu-ne-maimes-pas-je-taime.bmp" alt="" /></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Si tu ne m&#8217;aimes pas, je t&#8217;aime ».</em> Drôle de livre pour un drôle de couple. Et si <strong>Catherine Laborde et Thomas Stern</strong> avaient justement tout compris à l&#8217;amour ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Extraits :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lui :<br />
Au début de notre histoire, c&#8217;était un jeu pour rire à deux : tu m&#8217;écrivais de petits textes où tu parlais de moi à la troisième personne en me nommant « Mon homme », et moi je te répondais de la même manière. Nous étions les seuls à les lire et pourtant ils creusaient entre toi et moi un étrange pli : celui d&#8217;une histoire à deux voix où l&#8217;un est pour l&#8217;autre non seulement lui-même, mais aussi une sorte de tiers dont on s&#8217;étonne toujours un peu - même si on ne saurait s&#8217;en passer - de le voir débarquer. Quinze ans plus tard, l&#8217;habitude nous est restée, malgré les ravages du temps, de ne toujours pas savoir qui nous sommes réellement l&#8217;un pour l&#8217;autre. Nous sommes en fait un couple d&#8217;inconnus, un couple de célibataires.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle :<br />
Tu me demandes pourquoi on ne se quitte pas ? Mais on s&#8217;est quittés, mon amour, pour de bon, plusieurs fois. Surtout moi. Et sans présumer qu&#8217;on se retrouverait. Surtout toi.<br />
Le lien entre rupture et réconciliation s&#8217;établit après coup, quand on se retrouve. Mais chaque fois qu&#8217;on s&#8217;est quittés, j&#8217;ai pensé que c&#8217;était pour toujours. Toi, non. Et en vérité, tu n&#8217;as jamais pris la peine de me quitter. Tu m&#8217;as toujours laissée mettre en scène la rupture : monologues, pleurs, claquements de portes&#8230; Tu t&#8217;en fous. A ce moment-là, tu es ailleurs, dans une autre histoire, fasciné par une autre silhouette, une autre voix, une autre odeur.<br />
C&#8217;est moi qui te quitte, mais c&#8217;est toi qui ne m&#8217;aimes plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle :<br />
Je voudrais qu&#8217;il n&#8217;y ait aucune bassesse entre toi et moi. Rien de vil. Je ne parle pas des grossièretés, des obscénités. Le vil, le sale, le bas, ce n&#8217;est pas ça. Le sale, c&#8217;est quand je t&#8217;en veux, ou que toi tu m&#8217;en veux. Quand nous ne sommes pas à la hauteur. A la hauteur de nous. Nous devenons des monstres rabougris, tout secs. Nous n&#8217;avons plus rien à nous dire. Nous essayons juste de nous faire mal le plus possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui :<br />
Tu as la science d&#8217;être partout dans ma vie parce que tu n&#8217;es pas au centre. Tu m&#8217;entortilles dans une délicate broderie faite d&#8217;absence et du désir où les creux valent autant sinon plus que les pleins et annihile ainsi toute tentative que je ferais pour être autre chose que ta proie. Tu tisses ta toile pour mieux me dévorer. Tu es une araignée.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle :<br />
Il répète à l&#8217;envi qu&#8217;il y a quatre grands types de femmes : les belles qui se trouvent belles, les moches qui se trouvent belles et les moches qui se trouvent moches et les belles qui se trouvent moches. Selon lui, le pire est dans la catégorie un et deux. Je me demande où il m&#8217;a rangée, moi qui ne me suis jamais trouvée belle et qui, de fait, ne le suis pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui :<br />
Quand je romps avec toi, je commence par éprouver un sentiment inouï de libération : je me suis débarrassé du joug de la servitude, une vague puissante me porte vers l&#8217;avenir, je suis libre, je vais renaître dans une nouvelle chance. Puis, subitement, je suis pris dans le ressac et dans ses tourbillons d&#8217;inquiétude et d&#8217;incertitude : où es-tu, pourquoi ne m&#8217;appelles-tu pas ? Je sais qu&#8217;on se manque : à quoi rime ce silence ? J&#8217;essaie de nager contre les courants, parfois des mois durant. Quant je suis au bord de me noyer, je te rappelle. J&#8217;entends ta voix, la mer me dépose doucement sur un rivage où l&#8217;eau est claire et paisible.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle :<br />
Pourquoi m&#8217;as-tu dit si souvent non, alors ?</p>
<p style="text-align: justify;">Lui :<br />
Parce que tu m&#8217;apprenais la liberté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avis :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde connaît <strong>Catherine Laborde</strong> pour l&#8217;avoir vue au moins une fois présenter la météo sur TF1. Quelques-uns connaissent <strong>Thomas Stern</strong>, agrégé de philosophie et publicitaire, ne serait-ce parce qu&#8217;ils utilisent la locution populaire qu&#8217;il a créée : elle a tout d&#8217;une grande.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;est-ce que ce livre à deux voix ? Une biographie impudique où ces deux amants nous livrent leur histoire intime ? Un de ces best-sellers uniquement édités pour rapporter du fric aux auteurs et à la maison d&#8217;éditions parce qu&#8217;ils ont un nom connu et que l&#8217;exhibitionnisme des uns fait acheter les voyeuristes ? Non. Ces dialogues à deux voix, entrecoupés parfois de monologues, est tout autre chose. Oui, mais quoi ? Un témoignage qui inciterait les lecteurs à vivre comme les auteurs ? Non plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Thomas Stern</strong> est infidèle, menteur, malade de ne pas connaître le nom de son vrai père. <strong>Catherine Laborde</strong> est naïve, femme libre qui élève ses deux filles seules, femme publique qui s&#8217;étonne toujours que le public la reconnaisse. Qu&#8217;est-ce que ces deux là ont en commun ? Ils s&#8217;aiment d&#8217;un amour capable de résister à toutes les tempêtes, et quelles tempêtes, et pourtant, ils ne supportent pas de vivre au même endroit. Ils forment un véritable couple. Oui mais un couple de célibataires comme le dit si bien <strong>Thomas Stern</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Si tu ne m&#8217;aimes pas, je t&#8217;aime »,</em> c&#8217;est un livre grave et léger qui aborde tous les sujets de la vie à deux : la rencontre, la passion, la famille, les trahisons, la lassitude, l&#8217;âge qui avance. C&#8217;est un livre qui donne à réfléchir, un livre écrit par deux très belles plumes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Si tu ne m&#8217;aimes pas, je t&#8217;aime », Catherine Laborde et Thomas Stern, éditions Flammarion 300 pages 18 €</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>La nuit ne viendra jamais de Joseph d&#8217;Anvers</title>
		<link>http://www.impudique.net/2010/02/la-nuit-ne-viendra-jamais-de-joseph-danvers/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 16:44:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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Extrait :
La pluie ravage tout sur son passage.
Les dernières ombres nocturnes s&#8217;effacent sous le poids de l&#8217;eau. Les caniveaux n&#8217;existent plus et les premières heures de cette nouvelle journée ressemblent étrangement à celle d&#8217;hier. Sombre épilogue d&#8217;un monde qui vacille et qu&#8217;un simple souffle suffirait à effondrer.
Le jour ne semble plus exister depuis quelque temps et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/la-nuit-ne-viendra-jamais.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9933" title="la-nuit-ne-viendra-jamais" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/la-nuit-ne-viendra-jamais.jpg" alt="" width="342" height="500" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Extrait :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La pluie ravage tout sur son passage.<br />
Les dernières ombres nocturnes s&#8217;effacent sous le poids de l&#8217;eau. Les caniveaux n&#8217;existent plus et les premières heures de cette nouvelle journée ressemblent étrangement à celle d&#8217;hier. Sombre épilogue d&#8217;un monde qui vacille et qu&#8217;un simple souffle suffirait à effondrer.<br />
Le jour ne semble plus exister depuis quelque temps et les hommes ont appris à faire avec.<br />
« On s&#8217;habitue à tout, même au pire. »<br />
Même cette pluie qui résiste aux heures, aux jours, et qui nargue le plus endurant de cette espèce qu&#8217;on appelle « humaine ».Elle s&#8217;immisce, transperce, ravine, dégueule son froid, en tue certains, les plus faibles, et donne à la terre son odeur âcre. La pluie fait maintenant partie de ce monde, tout comme la nuit succède au jour, qui succède à la nuit, qui succède au jour.<br />
La pluie est là.<br />
Il faudra faire avec.<br />
L&#8217;enseigne lumineuse du bar est la seule lanterne à l&#8217;horizon, comme un phare dans cette nuit trouble. Tous les refuges nocturnes alentour ont fermé depuis longtemps, les putes n&#8217;arpentent plus les trottoirs, les poivrots n&#8217;ont plus le droit à l&#8217;ivresse en dehors de leur cuisine, et les sex-shops ont été remplacés par des banques, des magasins de chaussures, des jeunes créateurs descendus des Abbesses, des agences immobilières ou des locaux commerciaux.<br />
La faute aux autres il paraît.</p>
<p><em>L&#8217;Attente</em> est donc le dernier bar de nuit de Pigalle, le dernier bastion à résister à la tempête. La ville endormie surveille d&#8217;un œil son ultime recoin éveillé, son cœur faiblard qui continue pourtant à lui donner la vie.<br />
A l&#8217;intérieur, un vieil album des Tindersticks tourne alors que Mark essuie le comptoir et vide l&#8217;évier.<br />
Son dernier client, scotché à la table du fond, n&#8217;a plus bougé depuis un quart d&#8217;heure avec, entre les mains, ce qui ressemble à une lettre.<br />
Son visage ne lui est pas inconnu, mais il ne saurait dire d&#8217;où lui vient ce sentiment. Peut-être un habitué des heures tardives, un renégat du bien-pensant collectif instauré aux forceps par la caste au pouvoir. Mark ne sait plus. Peu importe au fond.<br />
Comme il n&#8217;est pas d&#8217;humeur à lui demander de régler, il remet « Walking », sa chanson préférée. Et son esprit s&#8217;évade, loin de cette nuit, loin de cette pluie, de ce noctambule qui ne veut pas rentrer chez lui et qui semble traîner le poids des ans comme on traîne un fardeau trop lourd. Mark connaît bien ces hommes : un peu de chaleur, d&#8217;alcool, de mots et de temps, et les voilà en selle.<br />
Jusqu&#8217;au lendemain soir.<br />
Alors il attendra.<br />
Il ne sait pas pourquoi, mais ce soir, il veut prendre soin de son dernier client.<br />
Mark monte un peu le volume et ferme les yeux.</p>
<p>« <em>Wake up, it&#8217;s all right<br />
</em><em>I don&#8217;t need to know where you&#8217;ve been<br />
</em><em>Went for a walk, out of my sight</em> »</p>
<p>Ian finit son verre et sent la brûlure raviver ce qui lui reste de vie. Ses mains tremblent en sortant la dernière cigarette du paquet. Encore quelques secondes. Et puis après on verra bien.<br />
L&#8217;horloge indique 4 heures.<br />
La fumée emplit l&#8217;espace et le corps de Ian.<br />
Il pose ses lunettes sur la table, à côté de la lettre et du verre vide, puis se frotte les yeux. Mark ouvre les siens.<br />
Leurs regards se croisent.<br />
Mark se dit que l&#8217;homme a l&#8217;air fatigué. Ian se dit la même chose.<br />
Mark a besoin d&#8217;un peu de sommeil. Ian de répit.<br />
Sans un mot, il se dirige vers l&#8217;arrière-salle et s&#8217;engouffre dans les toilettes. Mark remet « Walking » et décide de s&#8217;offrir lui aussi un verre de Jack. La vie est courte. Mais la nuit est longue.<br />
En en quelques secondes, la chaleur perdue revient.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résumé :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Paris, 2024. Ian est assis dans un bar de Pigalle. Seul. Devant une lettre. Quelques minutes plus, il sort dans la nuit, sous la pluie. Il pleut depuis des années.<br />
Treize ans plus tôt, Mona Cabriole décide d&#8217;écrire un article sur Ian, leader d&#8217;un groupe mythique de rock anglais. Elle va le suivre en tournée et en backstage. Entre eux, c&#8217;est l&#8217;amour passion. Qui dit passion dit destruction, drogues, nuits blanches, alcool et rock and roll. Et meurtres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avis :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/joseph-danvers.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-9932" title="joseph-danvers" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/joseph-danvers-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Joseph</strong> n&#8217;a <strong>d&#8217;Anvers</strong> que ce patronyme emprunté à une station de métro parisien.<br />
Connu du grand public comme auteur de chansons (<em>Tant de nuits</em> de l&#8217;album Bleu Pétrole de Bashung à  tout un album, L&#8217;homme sans âge, composé pour Dick Rivers) ou comme chanteur (Les choses en face paru en 2006, Les jours sauvages paru en 2008), qui sait parmi ces fans que le bonhomme a été boxeur et chef opérateur de cinéma ? Touche à tout de talent, aujourd&#8217;hui il est sur le devant de la scène pour son premier roman commis aux éditions La Tengo : <em>La nuit ne viendra jamais</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des mois, j&#8217;attendais ce roman qui fait partie de la collection Mona Cabriole : 20 romans, 20 arrondissements de Paris, 20 auteurs. Joseph d&#8217;Anvers, je l&#8217;attendais au tournant. Quand on est aussi doué pour écrire des histoires courtes en chanson, peut-on l&#8217;être en racontant une histoire beaucoup plus épaisse ? Et bien oui. Oh que oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 9<sup>ième</sup> arrondissement a échu à Joseph d&#8217;Anvers. Il le transforme en un lieu glauque où l&#8217;eau dégouline sur des gens paumés : une jeune journaliste qui ne sait plus après quoi elle court, un flic désabusé et une star de rock qui se détruit à coup de piquouses et de bouteilles d&#8217;alcool. Et l&#8217;amour dans tout cela ? Il est bien présent, sous diverses formes. Joseph d&#8217;Anvers dessine l&#8217;enfer, celui qui brûle et qui détruit, celui qui grandit aussi.</p>
<p><em>La nuit ne viendra jamais</em>, un premier roman fort et puissant. Du grand d&#8217;Anvers. Il serait vraiment dommage que vous ne l&#8217;ajoutiez pas à votre collection.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La nuit ne viendra jamais, Joseph d&#8217;Anvers, La Tengo éditions 171 pages 8,50 €<br />
</strong>Parution en mars</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="www.la-tengo.com">Site de La Tengo </a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Légendaire Sérénade de Pier Pol Jak</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 10:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cali Rise</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Musiques]]></category>

		<category><![CDATA[Barclay]]></category>

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		<category><![CDATA[Légendaire Sérénade]]></category>

		<category><![CDATA[Pier Pol Jak]]></category>

		<category><![CDATA[pop caraïbe]]></category>

		<category><![CDATA[reggae]]></category>

		<category><![CDATA[une musiques]]></category>

		<category><![CDATA[Universal Music]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvel album de Pier Pol Jak, Légendaire sérénade apparaît comme une mise à nu vraie, souriante et fragile.
Le reggae-man de la chanson française revient avec un très bel album à la fois reggae bluesy, folk antillais et pop caraïbe. Des textes aux mots simples sur des sons de cajon, guitare acoustique, banjo, orgue, flûte créole, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/legendaire-serenade.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-9925" title="legendaire-serenade" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/legendaire-serenade.jpg" alt="" width="268" height="240" /></a>Nouvel album de <strong>Pier Pol Jak</strong>, <em>Légendaire sérénade</em> apparaît comme une mise à nu vraie, souriante et fragile.</p>
<p style="text-align: justify;">Le reggae-man de la chanson française revient avec un très bel album à la fois reggae bluesy, folk antillais et pop caraïbe. Des textes aux mots simples sur des sons de cajon, guitare acoustique, banjo, orgue, flûte créole, cuivres et j&#8217;en passe. De la batterie et des chœurs juste ce qu&#8217;il faut. Du coup, l&#8217;oreille est attirée par la voix limpide de <strong>Pier Pol Jak</strong>, l&#8217;homme et ses états d&#8217;âme n&#8217;en sont que plus proches.</p>
<p style="text-align: justify;">Un pur régal au reggae épuré, chaloupé et à l&#8217;humour aigre-doux. Comme quoi, devenir père, ça vous change un homme !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Coup de cœur :<br />
</strong><em>Jahid<br />
Petite dépression<br />
<a href="http://vimeo.com/8625854#embed">J&#8217;me comprends tout seul</a></em> vidéo du single by HibOO d&#8217;Live<br />
<em>Awa<br />
Bébé Damia<br />
Smith &amp; Wesson<br />
Là où je vais<br />
Légendaire Sérénade</em></p>
<div id="attachment_9926" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/pier-pol-jak.jpg"><img class="size-full wp-image-9926" title="pier-pol-jak" src="http://www.impudique.net/wp-content/uploads/2010/02/pier-pol-jak.jpg" alt="" width="500" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">copyright Philippe Bordas</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Légendaire Sérénade, Pier Pol Jak, Barclay Universal Music</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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