Exclusif : Anne Michel dévoile les dessous La vie sexuelle du président

Si la vie privée de nos grands hommes n’était pas autant exposée aujourd’hui dans les journaux people, auriez-vous eu l’idée d’écrire ce roman ?
Non, probablement pas. Ce qui m’a surtout intéressée, c’est cette volonté des hommes politiques aujourd’hui d’utiliser leur vie privée pour se rapprocher de leur électorat. Finalement, ils ne la mettent en scène et n’autorisent les parutions des ragots les concernant que lorsque cela les arrange. On en arrive ensuite à des excès ridicules comme ces histoires de photos de bagues : la bague de Rachida Dati gommée de la photo de une du Figaro il y a quelques mois, les bagues identiques de Carla Bruni et Cécilia… Je crois que là devrait se trouver la grande leçon : il est impossible de contrôler son image publique.

Bien que les noms des protagonistes de cette histoire aient été inventés, sa chronologie fait que le lecteur identifie rapidement les personnes qui auraient pu vous servir de modèles. N’avez-vous pas eu peur de certaines réactions ?
Sincèrement, non. Si certains se reconnaissent, ils doivent préférer garder le silence plutôt que d’attirer l’attention sur le livre en entament des procédures judiciaires !

Pensez-vous qu’un roman tel que le vôtre aurait pu paraître sous un autre gouvernement ?
En France, je ne crois pas. Cette utilisation de le presse people et cette mise en scène de sa vie privée qu’a choisi notre président a déplacé la frontière privée/publique. Avant, on savait, mais on ne parlait pas, ce que beaucoup de gens trouvaient hypocrite. Aujourd’hui, on déballe. Je trouve les deux attitudes gênantes dans leurs excès.

Dans votre roman, vous écrivez que le bébé de la ministre Aïcha est du président Paul et que le bébé de Clara, la femme du président, est de Pierre, le fils du président. N’est-ce pas rajouter malicieusement de l’huile sur le feu ?
Bien sûr ! Un roman se nourrit d’exagérations, ce n’est pas une enquête journalistique. On invente tout… ou presque !

Parlons ressenti homme et ressenti femme. Un homme et une femme peuvent-ils avoir la même lecture de La vie sexuelle du président ?
C’est vraiment une bonne question. Autour de moi, les femmes qui l’ont lu ont vraiment aimé, pour des raisons très diverses, d’ailleurs. Les hommes se sont montrés plus circonspects. Peut-être parce que l’homme dans ce texte n’est pas un héros positif, pour reprendre des termes de définition littéraire !

Diriez-vous que plus l’homme grimpe l’échelle sociale, plus il atteint les sommets du pouvoir, plus il est vil dans ses actes sexuels ?
Je ne sais pas… J’espère que non ! Surtout pour les femmes qui vivent avec des ambitieux ! Ca serait trop triste !

Pour vous, l’argent, le pouvoir et le sexe sont-ils liés ?
Oui ! Heureusement, le sexe n’a pas besoin de l’argent ou du pouvoir pour se pratiquer, mais je pense que l’argent et le pouvoir entraînent des situations de tension, de pulsions, qui sont aphrodisiaques. Le terme de puissance appartient d’ailleurs aux champs lexicaux de ces trois termes ! Pour certaines femmes, le pouvoir d’un homme est vraiment quelque chose d’attirant. Et bien souvent, le pouvoir va de pair avec l’argent (ou l’argent confère un certain pouvoir !)

Une femme avide de pouvoir pourrait-elle avoir le même comportement pervers que le président de votre roman ?
C’est très tentant d’imaginer une dominatrice sexy en train de faire plier son petit personnel à ses moindres désirs charnels… Mais dans la  vraie vie, je crois que les femmes assoiffées de pouvoir font peur, inquiètent et ont tendance à faire fuir les hommes. Regardez Rachida : on en donne une image de femme aujourd’hui apaisée par la maternité ce qui la rend beaucoup plus sexy et sympathique aux yeux de tous. Lorsqu’on ne voyait en elle qu’une arriviste prête à tout pour réussir, elle était plus terrifiante qu’attirante.

« Oui, c’était un soldat, un type qui aimait sortir sa queue et qu’on s’en serve, vite et bien. Sa bite était un outil de domination, de plaisir. Il ne faisait que la prêter et uniquement pour son intérêt personnel. » Lucas baise « ses poules », mais quel intérêt en retire-t-il ? N’est-ce pas lui qui a le pouvoir ? A contrario, n’est-ce pas Pricillia, Aïcha ou encore Clara qui le dominent ?
Là encore, vous soulevez un point très intéressant : qui domine l’autre ? Difficile à dire… Dans l’un des ouvrages consacré aux femmes qui entourent Sarkozy (sa mère, ses ex épouses, ses ministres…), un psychiatre soulève exactement la même question : qui, de Carla ou de Nicolas, domine l’autre ? Il répond que celui qui risque de se lasser en premier n’est peut-être effectivement pas celui auquel on pense…

Finalement, qu’y avait-il d’écrit sur le texto que Pricillia à montrer à Marie avant de l’effacer ?
« Si tu reviens… » Mais Pricillia est maintenant une femme libre, ou en tout cas, libérée.

La vie sexuelle du président, Anne Michel, éditions Blanche

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1 Comment
  • Lunaba

    mars 26, 2009 at 10:36 Répondre

    c’est tout à fait le genre de bouquin qui ne m’intéresse pas :p
    mais il sera au fronton des librairies comme toujours 😉

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