Salon du livre de Paris 2009 : mon bilan

Des kilomètres et des kilomètres de moquette rose fuchsia usée déjà par de précédents curieux, des rencontres prévues ou imprévues, des paroles entendues à ne pas mettre entre toutes les oreilles et surtout, un bain de foule formidable, voilà mon bilan du salon du livre de cette année.

Mexico était à l’honneur cette fois, du coup les entrées étaient grandement plus aisées (pas de fouille de sacs). Ce qui n’a pas évité les piques de colère de certaines personnes fatiguées d’attendre leur ticket, y compris chez des journalistes qui tentaient de forcer le passage des accréditations presse à grand renfort d’insultes. Croyaient-ils ces visiteurs, qu’une fois le sas passé, la visite serait plus fluide ? Erreur ! 20% de visiteurs en plus que l’an passé. Une folie ! Et une bénédiction pour les libraires indépendants qui ont vu leurs ventes augmentées de 20 à 40% par rapport à 2008.

Côté rencontres, je me la suis jouée perso : déjeuner avec mon ami Jean d’Aillon (La guerre des amoureuses chez JC Lattès) qui m’a ensuite présenté ses amis marseillais, Maurice Gouiran et Gilles Del Pappas, Scotto et son chien Saucisse arriveront plus tard. Puis, je l’ai abandonné pour qu’il dédicace ses livres. En passant, j’ai aperçu Memona Hintermann (Quand nous étions innocents, co-écrit avec son mari Lutz Krusche). D’une allée à l’autre, la foule était plus ou moins compacte. Des files longues de plusieurs mètres bloquaient les stands dédiés aux BD. Comment des gamins peuvent supporter d’attendre sans bouger ? Les parents les ont drogués ou quoi ? Et où est donc le stand des éditions Pimientos que je découvre Andy Vérol ? J’avais pratiquement les jambes qui me rentraient dans le tronc quand je suis tombée sur l’îlot Aquitaine. Marrant, je le reconnais tout de suite. Même planqué sous sa casquette. Il papote avec deux personnes, je fais un tour gratuit, histoire aussi d’observer ce que proposent les voisins. Retour devant l’Hirsute. Le temps de reluquer les titres des bouquins exposés, Vérol m’interpelle. Putain ! Je voulais être la prems ! Me rappelle plus combien de temps à durer notre échange. J’avais soif, j’avais envie de m’asseoir. Merde, je serai bien restée avec lui ! En l’abandonnant, j’étais sûre que j’allais revenir vers lui, je chantais les Rita Mitsouko. Je ne suis jamais revenue. Pourtant, je n’ai pas rendu visite à la Nothomb, ni au Musso. J’ai raté Dominique Sylvain, Del Amo et de Vigan. Tant pis.
Au service presse, j’ai échangé quelques mots avec la jolie Miles. Laurent Payet m’a offert un verre d’eau. Promis, le lendemain, je viendrai sans talons !

Le lendemain, c’était chaussures plates et jeans. Et principalement le stand Lattès. Il faut dire que normalement, je devais papoter avec monsieur Akli Tadjer (Il était une fois, peut-être pas). Je passe et repasse, laissant le temps à ses admiratrices d’obtenir une signature. Je salue Jean qui m’offre de s’asseoir à ses côtés. Régis Descott (Obscura) vient nous parler, il est en famille. Je découvre l’humour de Patrick Weber. Mes fous rires sont interrompus : il paraît que je ne suis pas auteur. On a besoin de la chaise que j’occupe. OK ! Pas de souci, je retourne vers Akli et sa voix douce. Sans compter la chaleur de ses yeux. Nous commençons, Akli, Delphine (Bertholon, Twist) par boire un verre de vin blanc. Les rires fusent quand, tout à coup, une jeune femme s’approche d’Akli. Elle finira par s’accroupir devant sa table pour mieux boire ses paroles. Laurent Laffont me chuchote que c’est le phénomène Akli. Ah oui ? Je la bute maintenant, la môme, ou j’attends pour l’exploser au quatre coin du salon façon puzzle dont il manquerait une pièce ? Et c’est qu’elle s’incruste la punaise ! Bon ben euh… Un clin d’œil d’Akli, un sourire et je file voir ailleurs si j’y suis. D’après le blagueur Mabrouck Rachedi (Le petit Malick), je ferais fuir les fans. Laurent Laffont me demande d’aller vérifier dans la file d’attente de Nothomb. Et puis quoi encore ? Maxime Chattam, oui. Mais pas plus hein ! Quelques petits tours plus tard, j’aurais parlé à Annie Lemoine (Que le jour recommence, Flammarion) qui n’en revenait pas d’avoir été descendue chez Ruquier par Zemmour et Naulleau, fait la connaissance de Claude-Henri du Bord en retrouvant Emmanuelle de Boysson (Ami amie pour la vie aux éditions du Rocher), papoté rapidement avec Tatiana de Rosnay qui m’offre le prospectus vantant son dernier livre (Boomerang, éditions Héloïse d’Ormesson), aperçu d’Ormesson en conférence, j’aurais aussi raté Sepulveda et failli tamponner Cali. A mon retour, Memona Hintermann me demandait le nom du restaurant dans lequel elle avait mangé à Nancy la fois où je l’avais interviewée. Ben euh. Jaune ? J’vois pas là. Akli Tadjer n’en revenait toujours pas de s’être fait alpaguer par une parfaite inconnue. Flatté Akli. Dommage, nous n’avons pas pu encore nous parler. Je me mets à genoux ?

Et ainsi de suite…

Je remercie Langage et Projets conseils (professionnels, souriants et efficaces), Aïcha et son sourire, le service d’ordre pour m’avoir autorisé à emprunter des chemins interdits. Et encore une fois, je prie les auteurs à qui j’ai fait faux bond de m’excuser.

1 Comment

Poster un commentaire