Tu devrais voir quelqu’un d’Emmanuelle Urien

 Jusqu’ici, Emmanuelle Urien, n’avait publié que des nouvelles. Nouvelles qui avaient reçu de nombreux prix. Tu devrais voir quelqu’un est son premier roman.

Quelque part sur le Net, j’ai lu que la belle se plaignait de ce que la presse ne parlât pas de son livre. Et bien maintenant, ce sera chose faite. Quoi, je ne suis pas la presse ? Et alors, je vous merde. Enfin quand j’annonce « je vais vous en parler », je m’avance un peu. Comment parler d’un roman impossible à raconter ?

Si l’on se fie à la quatrième de couverture (Dans la vie de Sarah, il y a un bol rouge, des carnets pour écrire, trois médecins, une amie de toujours, quelquefois Julien, et beaucoup de questions. Dans la vie de Sarah, pas de place pour Janvier, qui pourtant s’y installe, évinçant tout le reste. Dans la vie de Sarah, il n’y a plus que Janvier. Un jour, c’est sûr, elle le tuera.), on s’attend à découvrir un polar. Non ? Et bien, non.

Oubliez ce pitch et je vous balance l’info :

A 34 ans, Sarah est secrétaire médicale chez trois médecins. Célibataire, elle est amoureuse d’un homme qui est aussi le mari de sa meilleure amie. Sarah a une autre passion dévorante : l’écriture. Sarah écrit, écrit, écrit. Partout. Pourtant, personne jusqu’ici n’a rien lu d’elle. Même pas Julien. Même pas Fatiha.

Un matin, Sarah se réveille et découvre un homme assis sur une chaise. Il ne dit rien, reste immobile et la regarde. Cet inconnu porte un vieux chapeau et des vêtements usés. Elle a beau fermer les yeux, elle a beau vouloir le semer, où qu’elle aille, l’homme la suit. Le hic, c’est qu’elle semble être la seule à le voir, ce type.

Folie. Violence. Manipulation. Humour noir. Amour. Amitié. Saccages. Mais surtout manipulations. Peut-être que la citation de Francis Picabia, en tout début du livre, vous aiderait à en savoir un peu plus ? Ce sont les mots qui existent, ce qui n’a pas de nom n’existe pas. Le mot lumière existe, la lumière n’existe pas.

Une chose est certaine : un écrivain est né et il s’appelle Emmanuelle Urien.

Tu devrais voir quelqu’un, Emmanuelle Urien, Gallimard 165 pages 15,90 €

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