La mode est au rouge sang de Valerie Stivers

La « bit-lit » est un genre de la littérature en pleine expansion aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Comme toujours la France a un wagon de retard (je suis gentille) mais comme toujours elle se rattrape en traduisant des romans étrangers. Avant de vous parler du premier roman de Valerie Stivers, Blood is the new black, il faut d’abord que je vous explique ce qu’est la bit-lit. La « bit-lit » doit son nom à la contraction du verbe anglais « bite » (mordre) et du mot anglais litterature.

A l’origine, cette littérature est surtout destinée à distraire les adolescentes et les jeunes femmes célibataires en manque de sensations : romance, humour, vampires, sorcières, etc. Rien de tel que La mode est au rouge sang pour vous videz la tête, ado ou pas : c’est frais et pétillant !

Donc ici, c’est très simple : vous prenez Le diable s’habille en Prada (en version française, vous avez Coups bas et talons hauts de Tonie Behar, par exemple), vous mélangez avec Buffy contre les vampires (Buffy the vampyre slayer créé par Joss Whedon) ou Fascination de Stephenie Meyer (toute la saga…) et vous obtenez La mode est au rouge sang (titre français).

Notez bien que Valerie Stivers a été stagiaire du rédacteur en chef du magazine féminin Mirabella, a travaillé pour CondéNet (webzine), l’hebdomadaire culturel Time Out New York et les guides de voyage Travel and Leisure. A croire que toutes les stagiaires gardent une dent contre leur chef. Cela dit, là, en l’occurrence, ça tombe bien : La mode est au rouge sang parle de vampires. Mais pas que.

Résumé :
Grâce à sa tante Victoria, Kate, passionnée de mode au point de créer ses propres vêtements, se retrouve stagiaire au sein de la rédaction du magazine Tasty qui est dirigé par la très belle et glaciale Lilian Hall. Ses débuts chez Tasty sont mouvementés : les autres stagiaires et sa chef directe la détestent parce qu’elle a été pistonnée. Tout de suite, certains membres de l’équipe lui paraissent bizarres : ils n’arrivent jamais au magazine avant la fin de l’après-midi et boivent du jus de betterave foncé.
Quand tout le monde apprend que Kate est la fille de la célèbre styliste Eva, c’est encore pire. Quand Kate flashe sur James le beau photographe, ça se gâte encore plus. Quand des cadavres exsangues de jeunes fashion victims sont retrouvés après des soirées tendance, Kate s’affole. Et d’abord, pourquoi les stores des fenêtres sont toujours baissés ? Qui peut lui envoyer des textos anonymes ?

 

La mode est au rouge sang, Valerie Stivers, Fleuve Noir 300 pages 14,90 €

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