Florian Mona, des détails et une ambiance

Un album éponyme, Florian Mona.
Qui se cache derrière ? D’ailleurs, se cache-t-il réellement ce nouveau chanteur ? Nouveau chanteur, certes. Mais pas nouveau venu dans l’univers musical puisque Florian Mona a beaucoup joué avec le groupe punk-pop, Twirl Comics. Il en était le batteur. Il a aussi accompagné le chanteur Mael avant de partir vers d’autres aventures comme la recherche de hip hop hors norme ou comme l’écriture de nouvelles dans un fanzine, par exemple. Et un jour, Florian Mona commence à écrire des chansons car, explique-t-il, « on a envie de ne plus être au service des autres mais de fabriquer pour soi. »

Il a lu Bukowski, Kerouac, Fante, Carver. Il a écouté Bashung, Dominique A, Murat, « pour la poésie et les images ». Il a découvert les haïkus. Mais surtout, sa culture musicale est anglo-saxonne, de Pavement à Nirvana. « J’aime avoir les poils qui se dressent sur la peau et c’est ce que je cherche. »

« Je commence souvent une chanson en samplant une boîte à musique, un bruit de vinyle. Et, plutôt que mettre dessus une grosse batterie hip hop, je mets une guitare folk. » Sympa, la recette. Et au niveau poils qui se dressent, ça le fait ? Il suffit d’écouter L’esquimaude. C’est chaud brûlant. Et puis, Florian Mona, c’est aussi cinéma (noir ou pas) et banjo, comme l’univers qui règne dans Road Movie ou dans Le rêveur Bostanji ou Popeline. Et puis Plein air et surtout Papillon.

Rêveur et collectionneur de boules de neige mais surtout multi-instrumentiste, Florian Mona sait créer une émotion doucement électrique. Une première fois quelque peu timide qui donne envie d’encore plus fort. Go !

Florian Mona, Naïve

Myspace Florian Mona

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