Le premier jour de Marc Levy

Quatrième de couverture :

Les romans de Marc Levy sont traduits en 41 langues et se sont vendus à plus de 17 millions d’exemplaires à travers le monde.
Le premier jour est son neuvième roman.

Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce que l’on croit savoir de la naissance du monde.
Il est astrophysicien, elle est archéologue.
Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.

Avis :
41 langues ! Ça fait un peu beaucoup pour un écrivain dont beaucoup disent qu’il écrit mal, non ? Vous vous rendez compte ? Tous ses livres qui se baladent à travers la planète… Dingue !

Un petit retour sur le résumé de la quatrième :
Adrian est astrophysicien à Londres. Il rêve depuis tout petit de découvrir où commence l’aube.
Keira est archéologue et vit à Paris. La jeune femme n’a qu’un but : trouver le premier homme.
Alors qu’Adrian travaille avec une équipe dans le désert d’Atacama au Chili, il est victime d’un malaise. De son côté, Keira voit tous ses efforts de fouilles anéantis par une tempête de sable. Comme elle n’a plus d’argent pour recommencer à creuser la terre, elle quitte l’Afrique en abandonnant le jeune Harry qu’elle a recueilli après qu’il ait perdu sa mère. Autour de son cou, Keira porte un collier dont le pendentif est une « pierre » noire qui se révélera bizarroïde. C’est Harry qui la lui a offerte. Il l’a trouvée sur une île.  
L’aventure peut commencer.

Avec Marc Levy, c’est toujours très simple et très compliqué.
OK.
On retrouve le schéma un homme, une femme, Paris, Londres, l’Amérique du sud, l’Afrique, chabada bada.
L’écrivain a toujours une imagination aussi débordante. Elle roule, roule, roule au risque de perdre le lecteur en route sauf qu’au lecteur de Levy, on ne la lui fait pas, il s’accroche. Dans Le premier jour, Marc Levy a réuni tous les ingrédients qui, chez certains, font les bons polars ou les bons thrillers : deux amants poursuivis par des méchants qui veulent régir le monde. Seulement, Marc Levy est Marc Levy : il écrit des romans d’amour et d’aventures. Tout simplement.

Et Le premier jour me direz-vous ? Le premier jour n’échappe pas à la règle. L’histoire d’amour est là – Keira et Adrian s’aiment depuis qu’ils sont adolescents, même s’ils s’étaient perdus de vue pendant quinze ans  -, l’amitié indéfectible est bien présente – Adrian finit par apprécier son collègue Walter -, les méchants tuent des innocents alors qu’ils visent les deux héros et le surnaturel surgit au travers d’un « bidule » couleur ébène, le tout agréablement saupoudré d’humour. Grâce au prologue, le lecteur sait déjà qu’il faudra patienter pour connaître la fin de l’histoire en lisant une suite, La première nuit.

Ça fonctionne ? Dire non serait mentir. Le bon public versera sa larme en découvrant la non-fin. Je reprocherai seulement à Marc ses trop longs dialogues wikipédiens – alors qu’on croit l’exposé terminé, il continue – où Keira explique son métier à Adrian, ou inversement, et un certain manque de punch. Comme si certaines scènes du scénario avaient été bâclées. Dommage car Keira et Adrian auraient gagné à être un peu plus épicés. Marc Levy est trop gentil ! Mais, s’il rajoutait du cru, ce ne serait plus Marc Levy

Le premier jour, Marc Levy, Robert Laffont 512 pages 21 €

 

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